on tuesday nights

Aller au bout du mouvement, torsion, mon corps prend vie. Tirer sur mes muscles, sentir mes membres plier puis se tendre. Monter la jambe aussi haut qu'avant. Délier le dos, la nuque, la tête, en un seul mouvement. Finir la musique en sueur. Délier les jambes harmonieusement, comme un chat qui s'étire au soleil.

Fendre l'air.

Délivrer mon corps.

Fur

Séance de rattrapage avant qu'il ne soit trop tard (plus qu'une seule salle à Paris!!) pour aller voir Fur, Portrait Imaginaire de Diane Arbus, dont on m'avait dit du bien. Une Nicole Kidman sublime, intense, un beau sujet, un beau postulat de départ (un portrait imaginaire ça vous laisse le champ libre!), mais trop de longueurs à la fin du film là où on aurait pu couper, et vraiment trop de piano dégoulinant dans la musique à mon goût. Dommage...

Easy Rider

Un très beau film sur la liberté. Si vous êtes en mal d'évasion ce film vous fera rêver. Partir sur la route, cheveux au vent, les yeux fixés sur l'horizon, avec une BO qui colle au mouvement. C'est le fantasme hippie dans toute sa splendeur : drogues, nature, amour, poésie... Peter Fonda est "Captain America" et Jack Nicholson un avocat alcoolique : peu de mots, tout est dans les paysages. Un portrait de l'Amérique dont Nicholson donne la clé autour d'un feu sauvage : "les gens ont peur de la liberté, ils ont peur de gens comme vous...".

ciné soleil / ciné nuit

Un samedi ciné avec une première sortie dans l'après-midi au MK2 Quai de Seine pour Little Children. Une petite pose en terrasse sous les caresses du soleil, des rayons de chaleur dans le cou. Un film inégal, parfois très beau, parfois très long, et Kate Winslet... vraiment j'aime beaucoup. Nous avons aussi droit à 4 ou 5 bandes annonces, ça devenait trop rare, avec au moins deux films qu'on ira voir c'est sûr : The Good German et La Vie des Autres.

Berlin, Berlin...

Et le soir venu, petite surprise au détour d'un ciné, "oh tiens, si on y allait?", et hop là, deuxième séance du jour avec 12h08 à l'est de Bucarest, drôle de petit film (Caméra d'Or à Cannes quand même!) un peu désuet, souvent rigolo, étonnant.

Après un bon mois sans ciné, me v'la repartie pour rentabiliser ma carte MK2 ;)

La photographie humaniste 1945-1968

Une très jolie exposition de photographie à la BNF, site Richelieu, encore visible jusqu'au 28 janvier (dépêchez-vous!!), sur le thème des photographes humanistes. Quelques "grands" incontournables égrenés ici et là, tels Doisneau, Ronis, Brassaï, et beaucoup de photos moins connues mais franchement admirables. Tirages impeccables, accrochage au plus juste, on découvre avec beaucoup de plaisir de petites merveilles.
Et les mots de Prévert sur Paris et la Seine vous trottent dans la tête...

Autour d'Izis, Boubat, Brassaï, Doisneau, Ronis et les autres

Consacrée à la photographie dite « humaniste » et à la phase la plus féconde de ce courant, de l'après-guerre aux années soixante en France, cette exposition présente des tirages de photographes célèbres et d'auteurs moins connus tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niépce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier ou encore Eric Schwab. Tous ont en commun d'avoir été des « reporters illustrateurs » et d'avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français de l'après-guerre à travers revues, ouvrages, calendriers, agendas ou affiches, présents dans les fonds de la BnF. Par leurs illustrations, ces photographes « humanistes » animés d'une foi délibérée dans le genre humain et son avenir, ont contribué à construire une imagerie nationale faite de lieux pittoresques et d'archétypes sociaux, mais aussi à élargir les horizons et les points de vue sur les réalités de l'époque : misère des banlieues, crise du logement, loisirs, ouverture au monde à travers de grandes revues internationales. Ces photographes ont milité à leur façon pour des lendemains meilleurs à travers des campagnes pour l'éducation, l'hygiène, le bien-être de tous et la paix dans le monde.

le mini-site de l'exposition : http://expositions.bnf.fr/humaniste/

la révolution bleue

Journée comme on en a rarement... Après une grasse mat' au chaud, petit dej' au Coquelicot (depuis le temps qu'on en rêvait, un lieu vraiment agréable, qui sert des petits déjeuners toute la journée non-stop! ) : chocolat maison délicieux, brioches et tartines au beurre qui sent bon la campagne, confitures et miel, tout ça pour un prix vraiment très raisonnable. Petite ballade au pied de Montmartre avant de gagner le Centre Pompidou pour deux expositions.

L'exposition sur Yves Klein d'abord, qui occupe tout le dernier étage du centre. Ca pourrait faire peur, mais la scénographie est suffisamment aérée pour que ça passe tout seul : des salles entières dédiées aux grands monochromes, anthropométries et peintures de feu, ponctuées de citations de l'artiste pour nous éclairer, des anecdotes amusantes sur des facettes méconnues du personnage, grand judoka dans l'âme. On a parfois le sentiment que c'est un peu du n'importe quoi : à vouloir conceptualiser l'art à ce point on a un peu de mal à suivre. Mais non, Yves Klein défend vraiment l'invention d'une sensibilité picturale censée délivrer l'homme de la pesanteur et même de la mort. Il cherche à ce que nous spectacteur soyions complètement imprégnés de la couleur, à l'instar de ses fameuses éponges. Et c'est cet homme fasciné par le vide et mort prématurément d'une crise cardiaque qui écrit finalement: "Longue vie à l’immatériel !" Vraiment un artiste à part.

Pour terminer nous passons voir l'expo intitulée Les Peintres de la Vie Moderne, c'est à dire la donation de la Caisse des Dépôts au Centre Pompidou : soit 700 photographies acquises au cours des dernières années par l'Etat qui sortent de leur caisses et sont dévoilées au public. On pourrait regretter le manque de place qui justifie surement un accrochage aléatoire. La moitié des photos étant regroupée dans une seule pièce, leur lecture en est fortement réduite, tronquée. Le champ visuel est débordé d'informations. Il y a quand même de belles surprises, les photographes les plus connus comme Bernd et Hilla Becher (bon OK juste une seule photo), Raymond Depardon ou Martin Parr cotôyant des talents plus obscurs. Aussi l'occasion de voir quelques photos de Valérie Jouve, sociologue reconvertie, Jean Louis Garnell ou Eric Poitevin, peu souvent exposés/ médiatisés.

Un petit resto thailandais pour faire le tour du monde en paroles s'imposait pour terminer cette journée d'hiver à Paris.

Coquelicot des Abbesses 24 rue des Abbesses 75018 Paris

un avant goût de l'été

Petite réussite hier soir grâce à une recette piochée sur le net : les macarons marocains !

Super facile et rapide, des bouchées de plaisir au parfum de fleur d'oranger, des sensations au bout des doigts en façonnant ces petits gâteaux au creux de la main.

La recette est là : http://www.cuisine-campagne.com/index.php?2007/01/07/205-macarons-marocains-aux-amandes

waiting for the moon

Week end en pointillés...

Réveil-chouquettes... courses rue du Poteau... cuisine à deux... salade de pâtes russe... larmes aux oignons...bières-vodka-caramel-vin-champagne-cidre-schokobons... conversations dans tous les coins... bas de soie découverts... réminiscences... Jean Jacques Rousseau encore... trouver un taxi?... mal de crâne... dodo... debout... dodo... debout... les crêpes au sucre de la veille... deux thés... un nouveau blog tout neuf?... "Fuck Forever" des Babyshambles... se réveiller un peu... traîner... quoi faire cette semaine... la nuit tombe... recopier l'incipit des Confessions dans un petit carnet tout neuf...

Et maintenant, bosser un peu?

Happy Hour

Ambiance feutrée au Bar Vendôme du Ritz pour ce début de soirée surprise, comme un cadeau au détour d'une rue, après la vitrine de la boutique Repetto ou les diamants Cartier rue de la Paix. Le pianiste s'installe, faussement désinvolte, et égrenne ses notes avec légèreté et sourire charmeur. Tout est raffinement, dans le moindre détail. A la table à côté, un homme septuagénaire roupille à moitié, sa moitié freudonne les airs d'un autre âge du piano bar. Un homme lit, plongé dans son bouquin dont il ne lève pas le nez. Un groupe de "journalistes" vient de s'installer en face et discute avec animation, applaudissant parfois du bout des doigts le musicien. Derrière nous le maître d'hôtel prépare une table, vérifie un vin mis à décanter dans une carafe. Le temps s'arrête. Ici on anticipe vos moindres désirs. Je déguste le meilleur mojito de Paris, doux et piquant à la fois.

Oui la soirée commence vraiment bien...

Prends en de la graine...

Une très jolie bande dessinée sur le dur métier de professeur des écoles (remplacant de surcroît!) traité avec humour et psychologie :
http://bluecity.free.fr/instit

Ca donne très envie de lire la suite et d'acheter le livre.

drôle de film

En parlant de ça je viens juste de tomber sur un thema ARTE, "L'habit fait le moine", avec une drôle de découverte : Funny Face ("Drôle de Frimousse" en français), une comédie musicale avec Audrey Hepburn et Fred Astaire. Le film combine d'amusantes bizarreries, pas de danse déjantés, cartes postales de Paris et musique étrangement familière parfois (le thème bouleversant de Manhattan de Woody Allen!). Forcément, le morceau est de Gershwin...

janvier ou le mois des tentations

En ces temps difficiles où notre bourse est continuellement sollicitée, il est parfois dur de résister à l'appel de la frivolité :

- ventes privées en tout genre (MAJE, IRO & Co...),

- soldes à volonté (comment ne pas fondre devant cette petite robe Comptoir des Cotonniers? ce petit pull Kookai? cette petite boite chez Habitat? ce petit ensemble Princesse Tam Tam? >> vous remarquerez que j'utilise l'adjectif "petit" à tout va, sans doute pour minimiser leur prix...),

- soldes sur internet (même la Redoute se met à faire du Comptoir des Cotonniers! à des prix vraiment intéressants... )

- enchères sur Ebay (où l'on peut trouver des merveilles en cachemire de Zadig & Voltaire, d'habitude vraiment pas abordables).

Bref, c'est la merde.

le crime de poésie

Encore une belle soirée : en companie de Fabrice Luchini cette fois, pour une sorte de carte blanche littéraire/club de lecture/one man show au Théâtre de la Villette. Au fil des pages de Paul Valéry, Roland Barthes, Gustave Flaubet, Molière et Rimbaud, comme un cadeau livré dans un dernier souffle. L'acteur égrenne ses histoires, anecdotes, réflexions et nous donne follement l'envie de lire, tout simplement.

"Il n'existe pas d'être capable d'aimer un autre être tel qu'il est. On demande des modifications, car on n'aime jamais qu'un fantôme. Ce qui est réel ne peut être désiré, car il est réel."

Madâme

Soirée à L'Entrepôt hier : 1ère mondiale du film de John Paul (George & Ringo) Lepers, Madâme, tentative inaboutie de reportage sur Bernadette Chirac qui donnera naissance à un livre faute de pouvoir diffuser le documentaire. Merci à Mermet et à France Inter (l'annonce sur le répondeur de Là-bas si j'y suis) qui nous ont permis de passer un moment vraiment intéressant, en companie des concepteurs de cet objet curieux, à l'image des tribulations du journaliste qui peine à creuser son sujet, se heurtant au mutisme excédé de Madâme. Merci aussi à l'Entrepôt, bel endroit multiforme qui permet de prolonger la soirée devant une bonne bière ou, le cas échéant, une bonne bouteille, miam miam, et fondant très fondant au chocolat.

TOUS LES SOIRS À 20H00 A PARTIR DU 10 JANVIER 2007, ET PENDANT 6 SEMAINES AU CINÉMA L’ENTREPÔT 7 rue Françis de Pressensé 75014 Paris 01 45 40 60 70 Métro Pernety, ligne 13

Madâme 1, 2 et 3, une sainte trilogie. Certains pourront y voir une obsession dérisoire pour l’épouse d’un président en fin de règne. En fait, Madâme est utile, voire nécessaire, car elle nous dit l’essentiel : dans le système de monarchie républicaine qui est le nôtre, le tabou premier c’est la Reine. A nous de choisir, se comporter en sujets ou en citoyens. Le couple Chirac passera mais les pouvoirs attribués au président et à sa femme (ou son homme) par notre cinquième République demeureront les mêmes. http://johnpaullepers.blogs.com/ http://www.lentrepot.fr/

i got it

Week end éprouvant. Montage d'armoires gigantesques (a skyscraper in my room!!), pose des tringles à rideaux (ma chambre devient trop mimi) , rangements... Ca commence à avoir de la gueule!!

Ca méritait bien une pause-galette ;)

Guillem / Maliphant

Jeudi soir au Théâtre des Champs Elysées, j'ai eu la chance d'assister à la soirée Guillem/Maliphant.

Un premier "Solo" sur une guitare espagnole pour se mettre en jambes. Guillem, toujours impressionnante d'élasticité, telle une liane sauvage, lie et délie tous ses mouvements. Concentrée, studieuse, ses bras et mains sont incroyables...

Suit un deuxième solo, "Shift", interprêté par Russell Maliphant, ancien danseur devenu chorégraphe et dernier "flash" de Guillem. Une ligne très pure, très "tai chi", un jeu de lumières et d'ombres intelligent.

Enfin, LE grand moment de la soirée, Guillem interprète "Two", le solo que j'avais adoré l'année dernière. Hypnotisée par ses bras, son dos noué de muscles, elle évolue dans un petit carré de lumière qui découpe ses moindres gestes dans un clair-obscur éclatant. Le rythme va crescendo, dans un jeu de répétition sensuel et radical. 8 mn de bonheur.

Entracte.

Puis vient le moment de la création, "Push", duo d'une demi-heure dansé par Guillem et Maliphant. Les corps s'entremêment très intimement dans une danse très physique.

Malgré, le temps qui passe très vite pendant cette soirée (une heure de danse à peine!), on reste impressionné par la performance physique : il faut réussir à meubler l'espace et le temps avec seulement deux danseurs! Le pari est gagné haut la main.

PS : la Guillem a coupé sa longue tignasse très très court, ça lui fait une jolie petite frimousse poil de carotte. Un message subliminal à mon attention? Affaire à suivre... :p

soie

2007 sera incontestablement l'année de la soie : délicatesse, grâce, douceur et tendresse.
C'est ce que je souhaite à tous pour cette nouvelle année :)

un jardin sauvage à montmartre

Une jolie découverte pour commencer l'année : le Jardin Sauvage St Vincent à Montmartre. Au hasard des rues de notre nouveau quartier, je suis tombée sur ce petit bout de campagne (1500 m2 tout de même) en plein Paris! Ouvert du printemps à l'automne seulement, j'ai hâte de pouvoir y rêvasser et d'assouvir mes curiosités botaniques en tout genre. En attendant un petit reportage maison en avril, quelques photos trouvées sur le web et la présentation du site de la ville de Paris :

Resté en friche de nombreuses années, le terrain qui constitue ce petit jardin a peu à peu abrité une flore originale qui s'est spontanément développée. Les paysagistes de la Ville de Paris ont profité de cette opportunité et, souhaitant conserver à cet endroit son charme si particulier, ils ont décidé d'en faire un jardin sauvage au coeur de la capitale.

D'une superficie de 1 480 m2, cet espace situé rue Saint Vincent (18ème), abrite une multitude de plantes sauvages, une mare, des arbres et arbustes et aussi une faune d'espèces trés variées. Les plantes sauvages ont colonisé ce petit coin secret de verdure, en plein Montmartre. Ce refuge attire les petits animaux et contribue à maintenir la biodiversité au cœur de la ville.Des éco-éducateurs renseignent les visiteurs sur ce site fragile.

- d'avril à septembre : 10h - 12h30 et 13h30 - 18h30 samedi - octobre : 10h - 12h30 et 13h30 - 18h samedi