Encore un film que j'ai adoré : le jeu de Daniel Day-Lewis, la puissance de la mise en scène, la musique de Johnny Greenwood (guitariste de Radiohead) qui colle incroyablement bien au film, cette abilité qu'ont les américains à faire des films sur eux-mêmes en ne s'épargnant rien, ces ellipses temporelles soudaines et réfléchies, ce sujet qui au départ ne me disait rien et qui a tout pour faire un grand film : comment la Californie est-elle devenue la Californie ? (j'ai pensé à L'Or de Blaise Cendrars, un peu le même sujet, le même personnage).

Ca commence par un coup de pioche, de nombreux coups de pioches dans les tréfonds d'un paysage désolé. Pas de dialogue pendant plusieurs minutes, nous sommes happés par le film...
La noirceur des visages, des mains, de cet or qui jaillit des entrailles de la terre, tout ça ne laisse rien présager de bon...
...and there will be blood, oh yes there will.