Brunch au Pain Quotidien

Un de mes nouveaux petits plaisirs, c'est tout simplement de profiter du week end pour sortir, voir des amis, et revenir à Paris qui me manque tant la semaine.

Cette semaine, on avait décidé de se faire un brunch avec Caro, au Pain Quotidien cette fois!
C'était tellement agréable que je propose qu'on en fasse un rendez-vous mensuel (hebdomadaire ça me parait difficile à tenir), avec un endroit différent à chaque fois. Ca vous dirait les filles?

Revenons à nos moutons.
Nous avions choisi d'aller rue des Archives, et bien sûr il y avait une bonne file d'attente devant... Qu'à cela ne tienne nous sommes vite rentrées et une fois installées au sous-sol (très "cave" avec les voûtes en pierre et les tables en bois) nous avons opté pour le "brunch" à 22,50 €.

Pour ces quelques picaillons, vous avez :

- une boisson chaude,
- un jus d'orange frais ou jus de pomme bio,
- un yaourt bio avec du granola,
- un oeuf à la coque,
- une viennoiserie (croissant, pain au chocolat ou brioche nature),
- une assiette de charcuterie-fromage-salade ou au saumon fumé,
- du bon pain bio avec du bon beurre
- et toutes sortes de confitures, pâtes à tartiner sur demande!

Bref, c'est gargantuesque...

S'il vous reste une petite faim en sortant, ils vendent aussi tout un tas de produits à emporter.

Vivement le week end prochain! :)

Entre les Murs

Un film remarquable.

Pas lu le bouquin, très envie maintenant, envie de défendre François Bégaudeau...
Tout ce qui n'est pas dit mais montré implicitement, dit par les images, très fortes, et les mots qui nous soûlent, nous abreuvent, nous mettent K.O.

Non, le métier d'enseignant n'a jamais été aussi utile qu'aujourd'hui, aussi incertain, marchant sur le fil, entre les murs...
Je ne comprends pas la polémique... Bégaudeau enseigne dans sa classe, il le tente par tous les moyens, souvent détournés, peut-être pas assez ambitieux aux yeux de certains.

C'est un prof volontaire, parfois silencieux, la culpabilité le rongerait-il?

Il FAUT aller voir ce film. C'est important.

La demoiselle Russe à Paris en parle très très bien (je vous conseille son blog, il est excellent).

dernières lectures

Heureusement que j'ai des amis qui lisent et qui pensent à moi, grâce à eux je fais toujours de belles lectures.

***Nico m'a offert cet été Les Chroniques de l'Oiseau à Ressort d'Haruki Murakami.
Livre fascinant, vraiment prenant, que je n'ai pas lâché d'une traite (et qui a même pris l'eau à Naples!).
La frontière entre conscience et inconscience, le rêve, le fantasme, le quotidien, la richesse de l'écriture dans les moindres détails du banal et de l'extraordinaire.
Les personnages se croisent, se rencontrent, dans cet univers vraiment curieux, où nous suivons le héros, Toru Okada, à qui il arrive une foule d'évènements bizarres après que son chat ait mystérieusement disparu... Les temporalités se superposent, créant une narration parrallèle qui nous emmène du Japon à la Mongolie, la Chine et la Sibérie.
C'est parfois glaçant, souvent captivant, et j'étais désespérée de tourner la dernière page et d'abandonner Toru ainsi...***

***Claire a voulu m'entraîner dans son trip "America" en m'offrant La Route de Los Angeles de John Fante.
Les mots ont la fougue des débuts.
C'est un premier livre, publié seulement après la mort de Fante, où il créé son personnage récurrent, Bandini : l'adolescent fou-dingue, mégalo, antipathique, limite sociopathe, livré à lui-même dans une ville portuaire de Californie.
Ce cinglé au débit de parole et de pensée hallucinant vagabonde dans les rues, au gré de ses délires, qu'il couche sur le papier quand il se prend pour un écrivain.
Fulgurant.***

***Toujours sous influence "Nico", je me suis procuré le Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis de Pierre Desproges, pour tuer le temps sur ma pause déjeuner.
Et bien je l'ai dévoré comme un bonbon Arlequin, le sourire aux lèvres, assise sur mon banc dans mon petit square.
C'est excellent :)***

***L'excellent Boulet a réussi à me sortir de mon marasme banlieusard et de la déprime qui me guettait.
Je me suis replongée avec plaisir dans ses Notes, issues de son blog.
Le premier tome couvrant l'année 2004/2005, j'avais complètement oublié certaines de ces chroniques et je les ai relues avec un énorme plaisir. C'est bien simple, j'étais morte de rire sur mon banc / dans le RER.
Un bon petit fou rire, rien de tel pour détendre les zygomatiques et travailler les abdos!
Merci mille fois Monsieur Boulet!***

Et maintenant, entre deux RER, deux cours, deux angoisses, deux bonnes nuits de sommeil, j'attaque un cycle Jim Harrison, en commençant par Légendes d'Automne, offert par Claire :)
Merci les amis!

Jar City

Un beau film policier, islandais (on a rarement l'occasion d'en voir), parfois maladroit dans la mise en scène mais qui nous parle de l'Islande en filigrane.

Les visages, les montagnes, les routes, les rues, les voitures... C'EST L'ISLANDE.

Et ça donne furieusement envie d'y retourner, arpenter encore et encore ces routes...

New York City Ballet @ Opéra Bastille

Depuis la semaine dernière, j'ai eu la chance d'assister aux quatre programmes du New York City Ballet invité par l'Opéra de Paris.

J'ai toujours eu une grande passion pour Balanchine, depuis mes jeunes années de danse, et c'était là l'occasion de voir dansés des ballets qui ne sont pas au répertoire de l'Opéra de Paris, qui plus est par SA compagnie (prochaine étape, aller les voir danser à New York ?) .
Les corps sont différents des danseurs français, modelés par ce répertoire particulier qu'ils font vivre encore aujourd'hui.

Je ne vais pas vous faire un cours théorique sur la technique Balanchine (mouvements étirés, scénographie épurée, symbiose de la danse et de la musique...), juste vous présenter un florilège de ces programmes, les ballets qui m'ont le plus touchée.

"Serenade"

Le ballet le plus dansé de Balanchine : romantisme, émotion, étrangeté, Willis...

"Episodes"

Le Balanchine moderne : l'essence de la danse, lignes épurées, la musique de Webern, une très très forte impression...

"Duo Concertant"

Deux musiciens et deux danseurs sur scène, la musique de Stravinski et la chorégraphie de Balanchine ne font qu'un, jeux de lumière sur les corps, frisson...

"Dances at a Gathering"

Le disciple de Balanchine, Jérôme Robbins, lui aussi devenu une référence.
Une heure de Chopin, dix danseurs. L'humour qu'on retrouve dans beaucoup de ses pièces est là, l'inventivité est époustouflante.

"West Side Story Suite"

Pour finir en beauté, un condensé de West Side Story par Robbins, couleurs virevoltantes, danseurs qui crient, parlent, claquent des doigts, se jettent par terre, se battent dans les rues... Encore, encore, encore!!!

Rumba

Rah la la, même plus le temps d'aller au ciné! Ma dernière séance remontait à... un mois, pfiou!

Sur les bons conseils de ma petite Claire qui m'en avait parlé avec passion, je suis donc allée voir Rumba, film belge.
Et j'ai beaucoup beaucoup aimé!

Le foisonnement des idées, des couleurs, le mime, l'ombre de Tati, la "gueule" des personnages, leurs corps qui sont de vrais instruments, l'économie de moyens...

Pour ceux à qui ça ne dit rien, je vous copie-colle le résumé d'allociné (oui oui, je suis un peu flemmarde en ce moment) :

"Fiona et Dom sont instituteurs dans une école de campagne. Ils partagent une passion pour la danse latino et sont très amoureux. Les week-ends, ils écument les concours de danse régionaux. Leur maison regorge de trophées.
Une nuit, de retour d'un concours, ils tentent d'éviter un suicidaire maladroit, planté au milieu de la route. Leur voiture s'écrabouille contre un mur. Et leur vie bascule.
.."

Il leur en arrive des choses, des choses terribles.. et pourtant le sourire ne nous quitte jamais.

Napoli - islands

Last but not least : les îles de la baie de Naples.
Une bouffée d'oxygène, un bol d'air marin, une plongée dans le bleu, les bleus : marine, pastel, turquoise...

En intro, petite playlist des quelques morceaux qui m'ont traîné dans la tête pendant ces belles journées au large (ben oui, on se serait presque crû dans un James Bond ;) :


Première journée à Ischia, direction la plage de Sant' Angelo au sud de l'île.
Là-bas, les bus sont le seul moyen de circuler et l'on ne croise que des touristes.
Un peu déçus donc, mais l'eau était quand même délicieuse.

Deuxième tentative à Procida, et là vrai coup de coeur : beaucoup moins de touristes, des couleurs, des filets de pêche, des barques, des petites rues tranquilles, une jolie plage de sable... On resterait bien là une semaine ou deux pour ne rien faire.

Pour terminer ces vacances en beauté, deux jours à Capri, vrai miracle rocailleux qui, si l'on prend la peine de sortir des sentiers battus & des clichés, vaut vraiment la peine d'être découverte. De nombreux sentiers sillonnent l'île, la plupart avec vue sur la mer et de petites criques cachées.
On n'y va pas pour se baigner (à moins d'avoir son yacht...), mais pour arpenter le caillou de long en large et profiter des somptueux panoramas (l'expérience du tire-fesses pour monter au Mont Solaro est immanquable!).
Les cactus géants et la végétation luxuriante nous mettent vraiment dans l'ambiance méditerranéenne...
On a pu apercevoir la Villa Malaparte où Godard avait tourné Le Mépris avec Bardot... un drôle de cube rouge posé sur un rocher...

Yellow Lullabies

Une soirée qui s'annonçait sans surprises peut se révéler étonnante.

Cela faisait vraiment longtemps que je voulais voir Coldplay en concert, depuis leur premier album, Parachutes, qui fait partie des "premiers disques réussis" que j'affectionne (j'ai une sorte de théorie sur les premiers albums).
Je m'étais arrêtée à leur deuxième album, A Rush of Blood to the Head, ce qui ne m'a pas empêchée d'entrer complètement dans le concert mardi dernier.

Chris Martin ne se prend pas la tête (il a coupé ses boucles et arbore le même look que dans le clip de Trouble). Il parle à son public, le fait participer (on aime ou pas), fait l'effort de parler français... C'est un vrai leader, à la Bono, qui emmène les gens avec lui sur des rythmes entraînants.
La comparaison avec U2 est un peu facile mais on y pense vraiment.

photo : Sound of Violence (merci Tami :)

Le light show est impressionnant, bien calibré.
Pour un groupe de cette envergure ce n'est pas étonnant mais on a déjà vu des sets moins bien ficelés.

Le groupe se balade dans la salle : 2 scènes au milieu de la fosse, 1 scène improvisée dans les gradins (pour un très beau Scientist) : on est surpris, ravis, enchantés. Pourquoi font-ils ça?

Le concert finit sous une pluie de papillons de papier et Yellow, moment poétique où l'on tend les bras comme des gamins, sous un arc en ciel de confettis qui reste comme un merveilleux souvenir.

On le dit et on le pense : Viva Coldplay !

Napoli - à voir

On revient sur mes vacances car je n'avais pas fini, et j'ai gardé le meilleur pour la fin en deux posts!
Aujourd'hui, tout ce qu'on a pu voir dans Naples et sa région qui mérite vraiment le détour :

- Le premier jour, nous avons passé l'après-midi au Musée National d'Archéologie, et bien nous en a pris!
Il recèle des trésors, notamment une magnifique collection de bronzes, les fresques érotiques du lupanar de Pompéi, et les plus belles mosaiques de Pompéi et Herculanum.
La visite est donc indispensable pour les passionnés d'art antique, et pour ceux qui comptent visiter les sites archéologiques également.

- Dans Naples, nous avons visité pas mal d'églises, basiliques... ma préférée reste Santa Chiara pour son cloître surprenant et le calme qui y règne.
La Galleria Umberto I rappelle Milan ou Bruxelles (bon, j'ai surtout passé du temps dans les boutiques alentours).
Et nous avons tenté deux points de vue sur le Vésuve : depuis les hauteurs de la ville et tout en haut du cratère !

- Enfin, comment pouvions-nous manquer la visite de Pompéi ?
Cinq bonnes heures en plein cagnard à arpenter ses rues, imaginant la vie qui y fourmillait.
Un de mes livres préférés d'enfance était Les Derniers Jours de Pompéi...
Cependant, je dois avouer que la visite est épuisante et un peu frustrante : les plus belles mosaiques et fresques sont conservées au musée de Naples, et l'on comprend pourquoi quand on découvre avec consternation les graffitis gravés dans les mosaiques par les touristes de passage... Barbares... :(

- Si vous devez choisir, je vous conseille plutôt la visite d'Herculanum, qu'on peut boucler en trois heures, et qui est magnifiquement conservée.
La cité était une sorte de station balnéaire, d'où les villas luxueuses et spatieuses...
Les thermes féminins sont splendides, j'adore le détail des pieds de femme qui servent de "pied" au banc de pierre (voir photo ci-bas).

Paolo Conte @ Salle Pleyel

Pour rester dans le thème de l'Italie et des vieilleries après Leonard Cohen (le monsieur Conte a dans les 70 ans quand même), et pour me donner l'impression que je fais encore des choses, que je ne suis pas si loin de Paris et que j'ai une vie : un concert à la Salle Pleyel.

Paolo Conte est avare de ses mots : pas une seule parole adressée au public hier soir. Seulement quelques signes, quelques gestes, et la musique.
Aaah, la musique...


Découvrez undefined!

Une première partie seul avec ses musiciens, nombreux tout de même : piano, clarinette, saxo, batterie, xylophone, violon, accordéon, guitare....
Tous virtuoses, impressionnants.
Pendant les premiers morceaux, quelque chose ne va pas.
C'est cette salle trop vaste, c'est le son trop froid. Tout ça ne convient pas vraiment aux chansons intimistes, aux sons polissés.
Pourtant, on savoure en même temps la finesse de chaque note, chaque instrument. L'acoustique est parfaite. Trop parfaite?
Ca me fait relativiser tous les concerts que j'ai déjà pu voir, même dans de bonnes salles.

Entracte.

Paolo Conte revient, accompagné par l'Orchestre National d'Ile de France, et l'on passe à un concert en technicolor.
Les sons emplissent tout l'espace. Les images nous assaillent.
Tous ces violons ensembles, cette intensité, c'est la même extase qu'une guitare saturée : le son à l'état pur.

Cette salle, c'est l'écrin parfait du classique. Je rêverai d'y écouter du Stravinski, du Dvorák (la Symphonie du Nouveau Monde)...
Next time maybe?

Napoli-street art

Pour être dépaysé à Naples, rien de plus simple : il suffit de descendre dans la rue.

Outre le linge qui pend et la crasse des pavés, les murs se parent de graffitis poétiques et étonnants.
De tous petits lézards se faufilent entre les interstices et l'on joue à leur courir après.
On trouve aussi des affiches qui nous rappellent les années 70 et des natures mortes macabres...

Napoli-miam

Ceux qui connaissent le site de la méchante verront tout de suite que j'ai honteusement pompé ma modeste présentation sur ses jolies illustrations, mais je manque de temps pour plus d'originalité, et je voulais quelquechose de joli, il faudra donc vous en contenter! ;)

Une des choses qui m'ont le plus plu à Naples, ce sont les mets délicieux qu'on peut se mettre sous la dent.
Malgré la chaleur étouffante qui nous coupait l'appétit, nous gardions toujours un peu de place pour une glace ou une sfogliatella (sorte de chausson fourré à la ricotta et aux zestes d'orange, servis tous chauds) dans la journée.

En soirée, rien de tel qu'un bon verre de blanc à déguster sur le port, une assiette de spaghettis alla vongole (aux palourdes), un risotto aux fruits de mer, une pizza à emporter (à partir de 3 € et on vous appelle par votre prénom dans la rue quand c'est prêt!), des raviolis alla caprese (les meilleurs de ma vie) ou un poisson de la pêche du jour, exquis (vendu au kilo sur la carte)...

Bref, les tentations ne manquaient pas et nous nous sommes fait plaisir!
Quelques adresses ici et là :

Gran Caffè Gambrinus
Via Chiaia, 1/2
Napoli

> l'équivalent du Flore à Paris, du Florian à Venise.. bien placé mais pas donné quand même.

La Capannina
Via delle Botteghe, 14
Capri

>le meilleur resto des vacances, service raffiné, vin délicieux, et des raviolis... mmmm...

Zi Teresa
Via Borgo Marinari, 1
Napoli

>un petit resto sur le port, les pâtes aux langoustines et le risotto de la mer sont excellents!

Pizzeria I Decumani
Via dei Tribunali
Napoli

> une bonne alternative au resto un soir de flemme : pizze à emporter à des prix battants toute concurrence!

Ciro
Via Luculliana 29/30
Napoli

>encore sur le port, une bonne adresse, pâtes aux fruits de mers, etc...