La danse, le Ballet de l'Opéra de Paris

J'avais un peu peur que ce documentaire ne soit plus à l'affiche en rentrant à Paris, mais son succès critique m'a permis de le voir hier soir.

Je suis une amoureuse du Ballet de l'Opéra de Paris... je connais assez bien ses danseurs, le répertoire, les chorégraphes qui y sont souvent invités...
Dans mes rêves les plus fous et une autre vie, j'aurais aimé faire partie de ce monde-là.

La grande qualité du documentaire, c'est que l'on a de longs passages de danse pure, notamment en répétitions, et que l'on comprend mieux le processus qui nous emmène des premiers pas à un spectacle abouti.

Il y a un passage très éclairant, où Laurent Hilaire (grand danseur étoile passé maître de ballet) fait répéter Emile Cozette (jeune danseuse étoile de 20 ans).
Il lui transmet littéralement les clés du ballet (Le Songe de Médée de Preljocaj), met une phrase ou un mot sur chaque geste et guide son interprétation.
A 20 ans, elle n'a pas encore la maturité artistique nécessaire pour habiter son personnage. C'est Laurent Hilaire qui lui souffle toutes les émotions.
On s'imagine que lui aussi est passé par là, nommé étoile à 23 ans par Rudolf Noureev (sacrée carte de visite).

Les défauts du film : souvent mal filmé (c'est très dur de filmer le mouvement), et très long pour les profanes (plus de 2h, personnellement je ne m'en plains pas, je pourrais les regarder danser pendant des heures).

A voir si l'on est curieux de découvrir ce milieu et cette maison (qui révèle des surprises), où si l'on est un passionné.

The Blue Moods...

... of Spain.

Ca n'est jamais très bon quand je ressors ce disque.

*feeling blue*

Budapest # 3

Dernier jour en vrac : ballade tout le long d'Andrassy Ut (les Champs Elysées locaux), et dans le sens inverse en métro, pour admirer la ligne 1 (la plus ancienne d'Europe je crois), un petit tour dans un marché où l'on a craqué pour un Lomo made in USSR, un vrai de vrai, tellement vintage que c'est à peu près sûr qu'il ne marche pas (mais c'est un bel objet non? à 5 € je crois que c'est imbattable, surtout s'il marche!).

Pour finir on s'est posé au bar Csendes, une autre bonne adresse de Tami, à la déco vraiment sympa.

Maintenant il ne nous reste plus qu'à attendre encore quelques heures avant de nous envoler pour Paris, notre vol a 7 heures de retard à cause de la grève à Orly qui touche Easy Jet (béni soit le wifi à l'aéroport!)

Budapest # 2

Hier matin, nous avons pris un tram et un bus pour nous éloigner un peu du centre et visiter le Memento Park, où sont réunis tous les monuments de l'ère communiste à Budapest.
La visite est un peu anecdotique, mais il y a un chouette film sur l'espionnage dans les années 50, en hongrois sous-titré anglais.

Ensuite nous avons trainé dans les rues de la vieille ville juive, et nous sommes posés dans un lieu vraiment atypique : Szimpla Kert (merci pour l'adresse Tami).
J'avais lu qu'apparemment on trouve pas mal de "tavernes en ruines" (mauvaise traduction d'un guide gratuit qui me fait beaucoup rire) à Budapest.
En fait, en guise de "ruines" on a surtout un endroit complètement mixte : un bar installé dans un ancien immeuble abandonné, une cour aménagée avec de la récup', un studio d'enregistrement, de la bonne musique... et des bières à 2 € à peine...

La même chose à Paris c'est possible?

Budapest, second position

Pas encore eu le temps de tout voir, mais malgré le mauvais temps je me sens bien ici.
Budapest confirmera-t-elle demain sa deuxième position derrière Berlin, grande gagnante de ces vacances citadines?

En attendant aujourd'hui nous avons fait un petit tour du côté de Buda (notre appart est à Pest), grimpé tout en haut de la colline, puis redescendu et arpenté le bitume. On s'est un peu perdus dans les rues du VI et VIIe... et l'on a décidé de trouver un plan pour rationaliser un peu nos deux derniers jours (jusque-là on a tout fait sans guide).

J'aime : les immeubles décrépis, les cours intérieures cachées, les vieilles devantures de magasins, les Trabant qu'on croise encore dans la rue, vestiges d'un autre temps...

Vienne, reviendrais-je?

Vienne, under the rain

Vienne, ça pourrait être super si seulement on n'avait pas ce temps de m...

Du coup on se réfugie dans les musées et cafés.

Leopold Museum : un must pour les amoureux d'Egon Schiele et Klimt.
Des salles lumineuses et aérées, un peu comme au MoMA à New York.

Les musées et bâtiments pompeux, ce n'est pas ce qui manque ici... Du coup je suis moyennement inspirée pour les photos de rue.
Le street art est plus présent qu'à Prague (où il est quasi inexistant en fait).

Je vais finir par faire une overdose de sucre aussi, les gâteaux sont tous plus tentants les uns que les autres. Va falloir se remettre au sport fissa en rentrant.

Sinon c'est dur de trouver du wifi dans cette ville... impossible de capter un réseau!
La situation devrait se rétablir demain à Budapest (comment ça je ne peux pas me passer d'internet??).

Prague, l'automne est là

Début de journée en hauteur, de l'autre côté du fleuve, ça grimpe ça grimpe... mais en récompense on a un magnifique panorama sur la ville.
La colline est plantée d'arbres fruitiers (des poiriers) et parfois de vigne, c'est très étonnant.
Les couleurs sont magnifiques...

Tout en haut, à part une mini-Tour Eiffel, il y a surtout une petite roseraie tranquille, on se promène seuls dans les allées, le temps s'arrête un peu..

Rapide passage au château, pour redescendre par le Pont Charles, sorte de boulevard à touristes que nous nous sommes empressés de fuir pour aller goûter.
Les gâteaux sont terribles ici...

Dernier jour aujourd'hui, au programme : le musée Mucha et la vieille ville juive, sous la pluie!

Prague, ville morte

Pas de coup de coeur pour Prague pour l'instant (mais pour les merveilleux cafés où ils servent de délicieux gâteaux & cheesecakes, et qui ont tous le wifi, si!!).

La ville nous a semblée éteinte aujourd'hui.
Personne dans les rues, la faute au ciel gris?

On dirait que tous les habitants ont déserté la ville pour leur maison de campagne.
Ce qui serait vraisemblable, vu qu'ici le niveau de vie semble élevé.

Notre petit appart est situé tout près de l'avenue Montaigne locale, la Parizska, où les boutiques de luxe sont légion.
Pas trop notre trip.

Nous avons concentré cette journée à un petit tour dans la Nouvelle Ville ainsi qu'à Vinohgrady, le quartier art nouveau.
Rien de bien transcendant, ce qui semble confirmer tes impressions Tami.

La mission de la journée était aussi de trouver des billets de train pour Vienne, seul trajet que je n'avais pas réservé à l'avance.
C'est donc chose faite, nous avons notre sésame (même la gare était quasi déserte!).

Demain nous traverserons le fleuve pour aller voir du côté du château... croisons les doigts pour que cela soit plus inspirant!

Berlin # 3

Dernière journée bien remplie à Friedrichstain, on a poussé jusqu'aux petites rues autour de Boxhagenerstrasse, cafés, restos, boutiques, squares, et pas loin une immense friche transformée en une sorte de centre culturel (si j'ai bien compris il doit y avoir une salle de concert cachée par là).

Si j'habitais à Berlin, je crois que ce serait dans ce coin-là.

Une petite expo dans une galerie (Ben Wolf & Swoon, j'en reparlerai) et nous voilà déjà au concert des Kings of Convenience, c'est passé trop vite!

Nous partons ce matin pour Prague, où je n'aurais pas le wifi (bouhhh), donc je ne promets pas de mises à jour, ce sera aléatoire jusqu'au 16.

Kings of Convenience @ Huxleys

En deux mots : ils assurent.
De vraies bêtes de scène, je suis RAVIE de ce concert, et j'ai hâte d'être au Bataclan!!!

Berlin # 2

Il a vraiment fait bon hier, ma veste est restée sagement avec mon sac toute la journée. Une petite brise douce et chaude trainait dans l'air...

Une petite marche de Kreuzberg à Mitte, avec quantité de graffitis, et même un squat géant sur le chemin, entrepôts et immeubles désaffectés..
C'est une torture de penser aux photos qu'on pourrait faire là-dedans.

Nous avions choisi d'aller visiter le musée de Pergame, assez impressionnant (ils ont déplacé des façades entières de palais antiques, et construit le musée autour...) même si ça en devient presque gênant de voir à quel point nous avons pillé ces pays...

En sortant, le soleil nous avait encore réservé quelques beaux rayons, nous avons donc marché le long de la Spree pour rejoindre notre quartier, et profiter de sa vie nocturne active.

Le Club der Visionaere (Am Flutgraben 1, Treptow) est un endroit unique, situé au bord du canal, avec un large ponton où les gens s'assoient librement au bord de l'eau sur des bancs, bouts de bois, palettes, une bière à la main... Un peu plus tard, le lieu se transforme en piste de danse, mais nous sommes partis avant pour rassasier une grosse faim.

A refaire absolument l'été, quand le ciel est rose jusqu'à 22 heures.

Helloooo Berlin

Quel contraste avec Amsterdam!

Ici, on ne vit pas dans une carte postale, mais tout est cool.

Ballade dans Kreuzberg pour cette première journée (juste derrière notre petit appart), passage dans un petit marché le long du canal, les graffitis sont partout, on mange et boit pour rien, on passe dans une Regenbogen Fabrik ("fabrique à arcs en ciel"), sorte de petit hameau un peu hippie, on fait de la balançoire...

Seul regret : la lumière n'est pour l'instant pas au rendez-vous, c'est griiis!! Du coup pas beaucoup de photos, sorry.

Amsterdam #3

Pour cette dernière journée à Amsterdam, le soleil a montré son nez, ce qui change vraiment tout. La lumière, l'humeur, les ballades...

Nous avons opté pour le truc super touristique qu'on ne ferait jamais à Paris : le tour d'une heure en bateau pour voir la ville en contre-plongée.
Bien calés dans une banquette moletonnée, on s'est laissés réchauffer par les rayons du soleil, tout en rêvassant, sans vraiment écouter les commentaires en hollandais / allemand / anglais.

Ensuite, un petit tour dans le quartier à l'Ouest de la gare, assez résidentiel avec de belles petites rues fleuries, et des maisons toutes de travers (les habitants doivent constamment avoir le mal de mer avec ça, c'est pas possible!).

Une dernière adresse pour un super petit déj' (les french toasts, aka pain perdu à la cannelle, sont fameux) et un super dîner (j'ai mangé un risotto rose!) : Café Georges, Leidsegracht 84. Le chef est français.
Promis j'arrête avec les restos :p

Arrivés à Berlin cet après-midi, on se pose tranquillement, on apprivoise le wifi à l'appart (youpi c'est comme à la maison!).

Ah, et la bande-son des vacances, c'est East of Eden de Taken by Trees pour l'instant, en boucle.

Amsterdam # 2

Douceur de vivre... un samedi à la pluie, ciel gris, le vent qui vous fouette le visage, et vous serrez bien fort votre petite veste et votre écharpe.

Alors on se réfugie dans les cafés, les endroits chauds...

Ca ne les empêche pas de vivre les gens d'ici. Ce matin les rues étaient désertes, et nous on se promenait déjà sous le crachin.
Pas fous les gens, ils restent sous la couette.

On opte pour un petit déj' chez la Pompadour (Kerkstraat 148) : chocolat chaud, jus d'orange frais, pain au chocolat...

Après ça nous voilà parés pour arpenter Kalverstraat, la rue de Rivoli locale où tout le monde vient faire ses achats.
Mouaif, pas terrible, ce n'est pas ici que je vais faire des folies.. (3 H&M, 2 Esprit, pas grand chose à se mettre sous la dent).

On retourne donc près de nos chers canaux et on se pose à Foodware (Looiersgracht 12) pour déjeuner : on choisit son plat, sa garniture, ses légumes pour se concocter son assiette, miam!
Du coup je goûte à une spécialité hollandaise : le stamppot, sorte de purée de pommes de terre mélangée avec de la salade et de l'agneau (voir photo), j'adore!

En fait Amsterdam, c'est exactement comme je voulais : un début de vacances à la cool, comme si on était restés à Paris mais pas complètement quand même.
Où pour l'instant on ne fait que manger et se promener!

Amsterdam # 1

Premier jour, quelques impressions :

- les habitants d'Amsterdam habitent tous dans des appartements témoins trop beaux! et ils ont des fenêtres immenses, je veux les mêmes!!

- ici un thé à la menthe c'est juste de la menthe fraîche infusée dans de l'eau chaude, et tout le monde en boit.

- on a pris beaucoup de plaisir à arpenter les petites rues et longer les canaux aujourd'hui, essayant de ruser entre une averse et un rayon de soleil!

- j'ai toujours autant de mal à me repérer sans carte, je me paume immanquablement à Amsterdam.

- il fait frisquet quand même, je crois bien que j'ai attrappé un rhume!

- quand ce ne sont pas des hordes de cyclistes, c'est un tramway qui vous fonce dessus! une ville où il vaut mieux regarder à deux fois avant de traverser, la priorité semblant être : 1/ aux cyclistes, 2/ aux tramways, 3/ aux automobilistes, 4/ aux piétons!
Il n'y a pas vraiment de trottoir digne de ce nom et la limite entre route et voie piétonne n'existe pas!

- j'ai déjà repéré quelques adresses pour manger, se poser pour siroter un chocolat, mais pas encore tout testé :

Real Italian Bar, Prinsengracht
>> pour boire un verre de vin et grignoter fromages, charcuterie ou pizze al taglio

Des tas de petits cafés qui servent breakfast & lunch, Singel (le long du marché aux fleurs, assez touristique mais pratique, et ça parle beaucoup néérlandais aux tables c'est donc bon signe non?)
>> pour goûter les petits pancakes hollandais, noyés de beurre et de sucre, mmm un régal!

Buffet Van Odette, Herengracht 309
>> un petit café où ils servent un délicieux chocolat, le fameux thé à la menthe sans thé, et de chouettes petits sandwiches, quiches, soupes, douceurs divers... pas cher du tout et bien placé au bord d'un canal.

Je ferai un récap' de toutes les adresses en rentrant, avec une belle carte et tout, pour les retrouver plus facilement.

Soyez sages...

...en mon absence, et allez au cinéma par exemple!

Quelques suggestions :

Fish Tank

J'étais allechée par la bande annonce (dès que ça touche un peu à la danse moi...) et j'ai vraiment beaucoup aimé.
Ce n'est pas QUE du film social comme les anglais savent si bien en faire. Rien à voir avec Ken Loach.

C'est onirique, la lumière, les mouvements, le souffle de Mia quand le temps semble suspendu, quelques moments de grâce dans un quotidien morne, l'horizon qui se dégage parfois, pour un court instant, les pieds dans l'eau.
La violence des mots juxtaposée au regard interrogateur de Mia, animal sauvage livrée à elle-même dans ce fish tank, cette cité où tout le monde semble attendre que quelque chose se passe...
On a envie de croire qu'une rencontre peut changer tout ça, mais non, le couperet tombe, même le mec sympa est en fait un salaud.
Alors, ultime solution, quand on n'a plus le choix : partir avec ceux qui nous ressemblent le plus.

500 Jours Ensembles

Il FALLAIT bien entendu que j'aille voir la petite comédie romantique sucrée / new yorkaise / branchée / mignonne / bien habillée du moment avant de partir pour trois semaines sans ciné (probablement).
Un petit film léger de vacances, avec la magnifique mais néanmoins très étrange Zooey Deschanels (cette façon gracieuse d'avoir deux de tension, c'est incroyable) et Joseph Gordon-Levitt, qui me fait étrangement penser à quelqu'un que j'ai connu, et qui a effectivement de très bons goûts musicaux dans le film (j'adore cette scène dans l'ascenseur autour des Smiths).
Voilà, rien de transcendant, comme qui dirait, aussitôt vu, aussitôt oublié, mais on passe un bon petit moment.