Envies...

- enfin acheter mon D90 (ah bah en fait j'ai opté pour le 5D, l'investissement de l'année/la décennie?)

- voir des spectacles de danse et prendre le plus de photos possible : Kaguyahime à l'Opéra (avec une répétition publique et gratuite le 29 mai au studio Bastille), Seine de Danse à la Défense, une soirée au Regard du Cygne, la Biennale de la Danse à Lyon en septembre...

- faire du shopping à Londres (avec le gouffre financier de mes travaux, c'est assez utopique...), en tout cas ça tombe bien, je vais à Londres la semaine prochaine! Visite de nouveaux endroits au programme : Highgate, Kew Gardens et Richmond on my list!

- trouver de jolies choses pour mon chez-moi tout neuf (haut risque de dévalisage de 1962, une lampe chez Tombées du Camion et une petite table chez Antoine & Lili)

- me fabriquer mon pouf en crochet (parce-que l'acheter y'a pas moyen, c'est trop cher)

- pique-niquer aux Buttes Chaumont (c'est une envie qui revient tous les ans ma parole)

- profiter de mon invit' aux 5 Mondes et aller me faire chouchouter pendant deux heures (mwwwwwaaaaaa trop bien, j'en reviens pas d'avoir attendu aussi longtemps avant de l'utiliser!!)

- prendre des couleurs à la montagne en juin (et bien j'ai juste attrappé un rhume...) (mais avant, trouver une paire de sandales potables pour le mariage qui m'amène là-bas...)

- retrouver le chemin des concerts (Woodpigeon, Timber Timbre & Richard Hawley, Scout Niblett, Lonely Drifter Karen, Joanna Newsom, Rock en Seine, Fever Ray...) et ne pas mettre 2h à rentrer en RER après (joie!)

- faire du vélo à Paris, et aller courir toutes les semaines jusqu'au parc de la Villette... et puis oh, soyons fous, reprendre la danse tiens! :p

- aller acheter, préparer, boire du thé Mariages Frères dans mes jolies tasses avec mes amies connaisseuses (qui se reconnaîtront hein? hein?)

- explorer mon nouveau quartier, même si je le connais déjà un peu (à tester : le resto Le Chateaubriand presque en bas de chez moi)

- manger japonais... non en fait : me faire une ORGIE de sashimis (ça fait troooooop longtemps....)

- rattrapper mon retard et aller voir plein d'expos : Lucian Freud @ Beaubourg, un petit tour à la MEP, Lisette Model @ Jeu de Paume, Turner @ Grand Palais...

- fréquenter à nouveau les salles obscures et le cinéma en plein air

- profiter bientôt des bords ensoleillés de la piscine et se dire que des fois, quand même, ça a du bon la banlieue :)

Pendant ce temps-là...

...aux Buttes Chaumont.

Pas le temps de profiter du soleil (complètement absorbée dans mes travaux), ou alors si, à travers les grandes fenêtres de mon appart qui laissent rentrer toute cette lumière...

Erevan Tusk, First Aid Kit, Laura Marling @ Flèche d'Or

Les soirées à la Flèche d'Or = de vrais marathons!

Une première partie entrainante et trilingue (français-anglais-suédois?), Erevan Tusk (avec un clone de Michael Cera au chant).

Un deuxième groupe enchanteur: First Aid Kit, deux jeunes suédoises, Klara et Joanna (sosie de Scarlett Johansson période Ghost World), aux voix perçantes... une sorte de Simon & Garfunkel féminin, venues du Nord, avec une superbe reprise de Fleet Foxes en prime...
Encore mieux en live que sur album... assez hypnotisant.

Et finalement, la reine de cette soirée, après trois heures d'attente, quand la salle est blindée et que nous mourrons tous de chaud: Laura Marling, divine.
Enfin ce doux visage auréolé de cheveux roux remontés en chignon, cette voix si particulière, les morceaux des deux albums, une reprise de Neil Young, un inédit écrit 2 days ago, et cette assurance mêlée à la retenue, so british...
Si délicate et si cool à la fois, géniale Laura Marling. Ca valait le coup d'attendre.

My favourite time of the year

Et je ne dois pas être la seule quand on voit internet fleurir de partout!

Quelques jours de vacances et mon retour à Paris (enfin!) vont normalement me tenir bien occupée...

A suivre...

Siddharta @ Opéra Bastille

J'avais vraiment hâte de voir la dernière création de Prejlocaj pour l'Opéra de Paris, inspirée de la quête spirituelle de Siddharta (aka Bouddha).

J'en ressors un peu mitigée, le ballet est un peu inégal.

Décors, costumes, lumières sont superbes et font une forte impression.
Le plateau de Bastille est vraiment habité par la mise en scène, un peu moins par la danse.

Le thème du ballet est un rêve pour tout chorégraphe. Il permet une réflexion sur le corps et l'esprit, comment ceux-ci peuvent cohabiter, ou pas.
Or Prejlocaj semble parfois peu inspiré... Je me suis un peu ennuyée, notamment sur les ensembles au début du ballet (moins à la fin).
Les séquences chorégraphiées sont parfois répétées deux ou trois fois de suite, comme s'il fallait combler la musique jusqu'au bout sans trop se fatiguer à inventer de nouveaux gestes...

Les passages de l'Eveil (incarné par Aurélie Dupont, que j'adore d'habitude) sont déconcertants.
Tout les ingrédients sont là pour que ce soit sublime : danser une idée plutôt qu'un personnage, dans ces voiles légers et vaporeux, auréolée de lumière...
L'Eveil ne réussit pas à m'éblouir malgré tout cela... aucune énergie dans la danse (la chorégraphie est lente et moelleuse, mais le rendu est mou...), je m'ennuie (et on dirait qu'elle aussi s'ennuie).

Heureusement, quelques moments plein de grâce me sortent quand même de ma torpeur!

- La scène de l'épidémie, avec des corps à corps en duos alliant un vivant / un mort. Fascinant de voir ces danseurs jouer la mort, pantins désarticulés dans les bras de leurs partenaires, leurs membres retombant lourdement sur le sol, inanimés.

- Siddharta courant après l'Eveil en pure perte, vision féérique qui s'envole très haut (un clin d'oeil aux sylphides et aux willis?).

- Siddharta et son compagnon cédant aux plaisirs de la chair sur une structure suspendue (le châssis d'un camion semble-t-il) et mobile, dans un va et vient lent et suggestif. Quelle drôle de sensation cela doit être de danser sur un support mouvant.
Les duos sont envoûtants, érotiques, sensuels mais jamais vulgaires (grande spécialité de Prejlocaj).

- Juste après, les deux danseurs nous livrent une performance pleine d'énergie, au seul son des tambours, sur un plateau dépouillé de tout artifice... Juste deux corps fous, musculeux, qui s'élançent aux quatres coins de la scène avec fougue, dans une mortification désespérée nous laissant, comme eux, haletants.

D'une manière générale je trouve qu'il réussit vraiment les duos masculins. Ils donnent une énergie folle aux danseurs et sont assez inventifs (le coup des vestes qui se retournent et lient les bras deux danseurs par exemple).

Un petit mot sur la musique, assez monotone, je comprends que beaucoup n'aiment pas.
Les passages à la guitare électrique m'ont un peu surprise au début, je ne savais pas trop si j'aimais ou pas, et puis finalement on n'a pas souvent l'occasion d'en entendre à l'Opéra alors je n'ai pas boudé mon plaisir.

photos : Anne Deniau pour l'Opéra de Paris

Les danseurs qui sortent du lot : Alice Renavand, une danseuse faite pour le contemporain (on ne peut pas en dire autant de tous les danseurs de l'Opéra, globalement très classiques...). Quand elle entre en scène on ne voit qu'elle.
Nicolas Le Riche, royal, puissant, animal... bon OK je ne suis pas objective!
Wilfried Romoli, qui en quelques minutes seulement habite complètement la scène dans le rôle du Roi/ père de Siddharta, engoncé dans sa chrysalide dorée.

Peut-être faudrait-il revoir le ballet pour l'apprécier encore plus... ça tombe bien l'Opéra faisait une captation hier soir, probablement celle diffusée sur Mezzo le 9 avril à 19h30...
Je suis curieuse de voir ce que ça peut donner à l'écran.

My Blueberry Nights

Dear Jeremy,

As you can see in this postcard, I'm now in Memphis, Tennessee.
It took me a long time to get here. I'm not sure how long I'll be staying.
During the day I work in a diner downtown.
I haven't been able to sleep at night so I'm also taking a waitressing job in a bar.
It's kind of a dive but the tips are pretty good.
Working two jobs is exhausting but at least it keeps me busy, and most importantly, keeps my mind away from him.

Dear Jeremy,

I thought about what Arnie said about the sobriety chips.
How to focus your attention on something else in order to cure your addiction.
If I was an addict, I'd choose blueberry pie as my sobriety chip.

I guess for Sue Lynne, leaving this town was like dying.
I wonder how people would remember Arnie.
When you're gone, all that's left behind are the memories you created in other people's lives... or just a couple items on bill.

I always had the feeling I could say anything to you.
"Enclosed" is a bill I've created for you in memory of our time together.
I wonder how you remember me... As the girl who like blueberry pies, or the girl with a broken heart?

Dear Jeremy,

I've always been fascinated by card players.
They risk everything on their instincts and luck.
I wonder if I'd be able to make the same moves in their position. Or would I just fold?
Working long hours in a casino makes you loose track of time, and I'm never sure whether it's day or night.
But at least I don't have to worry about my sleeping problems anymore.
Somehow it's gone away.

Dear Jeremy,

In the last fews days, I've been learning how to not trust people and I'm glad I failed.
Sometimes we depend on other people as a mirror to define us and tell us who we are.
And each reflection makes me like myself a little more.

It took me nearly a year to get here.
It wasn't so hard to cross that street after all.
It all depends on who's waiting for you on the other side.