The Middle East, Villagers, Pearly Gate Music @ Maroquinerie

*Pearly Gate Music*

***Villagers***

***The Middle East***

séances de rattrapage

Dans ses yeux

Un film policier sans en être un, qui a la couleur des souvenirs, un peu floue, un peu exacerbée parfois...
Des seconds rôles bien étoffés (le collègue alcoolique, le mari de la victime...) et un héros magnifique, incarné par Ricardo Darin (l'acteur de El Aura, super film).
Cela faisait longtemps que je n'étais pas ressortie d'une salle de ciné aussi subjuguée par un film. A voir absolument.

When you're strange

Pas de surprise dans ce docu qui gravite autour du solaire Jim Morrison.
On apprend quelques petites choses (notamment la signification de "Mr Mojo Risin" dans LA Woman), et l'on voit quelques images d'archives intéressantes (j'aime bien le moment où il sort signer quelques autographes avant un concert et où ses fans lui touchent les cheveux... il tourne son visage vers eux, surpris et souriant comme un gamin).
On a envie de connaître mieux les autres membres du groupes (c'est frustrant de ne pas en savoir plus, c'étaient pourtant des musiciens accomplis aux influences très éclectiques) et l'on se dit qu'il faudrait jeter un oeil aux recueils de poésie de Morrisson.

L'illusionniste

On retrouve l'univers et les couleurs des Triplettes de Belleville, avec la touche Jacques Tati c'est parfait (j'aime bien le petit clin d'oeil émouvant dans la salle de ciné avec un extrait de Mon Oncle).
C'est triste et doux, comme la caresse d'une plume sur la joue...

le long du canal

happy half-birthday Orane

// c'était un beau mariage # after //

// c'était un beau mariage # pendant //

// c'était un beau mariage # before //

c'est la fête à Goncourt

Oui bon je m'amuse bêtement & vive le mode rafale! :p

à suivre prochainement...

- trois petits jours un peu plus au Sud, un peu plus à l'Est...

- des petits travaux encore, qui avancent tout doucement... et ça commence à ressembler à quelque chose... *satisfaction, joie, etc*

- des soirées improvisées chez moi, ça va devenir le repère officiel des pochtronnades!

- de jolies photos j'espère, on m'a prêté l'appareil de mes rêves, il va sans dire que ça va mitrailler sec!!

Villagers & Scout Niblett @ Point FMR

Je devrais toujours écouter les conseils musicaux de Nicolas, mais voilà, j'ai toujours trois trains de retard et j'aime bien le contredire :p
Pour une fois, nous aurons découvert un artiste sur scène en même temps: Villagers, ou la grosse claque musicale à laquelle tu ne t'attends pas.

Le jeune Conor J. O'Brien est déjà bien à l'aise sur scène, armé de sa seule guitare et d'un whisky dont il boira une seule gorgée avant de l'offrir à une spectatrice.

L'espace d'un instant, j'ai craint devoir subir un clone de Bright Eyes, mais tout s'est envolé à l'écoute de ses morceaux, qu'il module avec sa voix, tantôt rauque et douce, tantôt puissante et déchirée. Il fait de même avec sa guitare, instrument qui peut vite devenir banal dans le songwriting folk, ici intense comme jamais.

Alors voilà, je n'ai qu'un conseil, écoutez son album et allez le voir à son prochain passage.

Pas de photo du concert, trop absorbée pour y penser...

Un petit film made in Hiboo.

Après toutes ces émotions, la reine de la soirée c'était Scout.

Enorme soulagement de la voir si bien lunée, ses concerts peuvent vite tourner à la catastrophe.

Un style indéfinissable, entre une enfant mutine et une hard-rockeuse qui s'ignore.
Des chansons très brutes, voix (quelle voix!)-guitare-batterie, voix-guitare ou voix-batterie.

Les morceaux prennent leur temps pour monter, il faut savoir être patient pour apprécier toute cette puissance qui se dégage d'un coup, au détour d'un refrain ou d'un passage de guitare.

Leila Garfield

Un petit saut dans le 17e arrondissement dimanche dernier, à deux pas de la Place de Clichy pour aller voir les photos de Leila Garfield.

Le lieu : la Cour St Pierre, petite impasse pavée bordée de galeries qui faisaient la part belle aux arts plastiques ce week end.

L'expo : des photographies de Leila Garfield, qui vit entre Paris et Berlin et qui a un très chouette blog.

J'ai hésité entre le catalogue de l'expo (photos en couleur) et son livre Warum Berlin.
C'est le livre qui l'a emporté, numéroté 5/100 qui plus est (la classe).

L'idée : demander aux habitants de Berlin pourquoi ils ont choisi cette ville et leur tirer le portrait chez eux.
Assez parallèle avec l'idée du livre d'Ami Sioux, dans la construction binaire note/carte - photo.

Des démarches photographiques qui touchent à l'intime.
Où le concept de départ est vraiment essentiel, un peu à la manière de Sophie Calle.

Orphée @ Théâtre National de Chaillot

Oyez oyez!!

Amis, si la danse contemporaine vous intéresse de loin, mais qu'elle vous fait un peu peur... si vous la regardez d'un oeil suspicieux, comme une drôle de chose pas ragoûtante...

... allez voir Orphée de José Montalvo et Dominique Hervieu au Théâtre National de Chaillot.

Ce spectacle va vous réconcilier avec cet objet bizarre qu'est la danse contemporaine.

En 1h15 de temps, ce n'est pas que de la danse qui occupe la scène, c'est un émerveillement complet, le genre qui vous fait monter des larmes hystériques en deux secondes.

Le casting est époustouflant : des danseurs à forte personnalité et polyvalents (genre: chanteurs d'opéra), du hip hop, un échassier qui fait des saltos, un danseur unijambiste dans le rôle du héros, des montages vidéos en miroir et/ou en décalage, du souffle, des cris, des chansons, des petits pas à profusion, de la danse africaine, de la joie de vivre, de la joie pour le spectateur... de la magie en fait.

Si vous êtes un peu curieux, un seul mot : foncez!

crédit photo : Laurent Philippe / fedephoto.com

Une petite vidéo :

Chopin à Paris, l'atelier du compositeur @ Cité de la Musique

J'adore les expositions de la Cité de la Musique.
Depuis We want Miles, je surveille de plus près ce qui s'y passe.

Je suis loin d'être érudite en musique classique, mais je trouve que ces expos sont une bonne façon de s'y plonger et de la comprendre un peu mieux.

On commence ce parcours en cinq temps par une immersion dans la Pianopolis de 1830 (surnom donné à Paris, capitale des arts et du piano). Quelques gravures et tableaux nous dressent le portrait de la bourgeoisie qui fréquente les salons mondains.
Chopin y rencontre notamment Franz Liszt (à qui il voue une grande admiration) et Camille Pleyel.
Au faste des grands concerts très en vogue, il préfère la discrétion des salons, jouant rarement et devant un cercle de privilégiés.

Toute une partie de l'exposition est consacrée à la facture des pianos (Chopin jouera sur des pianos Pleyel toute sa vie) qui connaît à l'époque un essor considérable.
On peut également observer quelques "instruments de torture" très bizarres censés modeler la main des pianistes... le sujet était manifestement pris très (trop) au sérieux!
Chopin privilégie la pratique avec une approche "intuitive", la main gauche marquant le rythme tandis que la main droite s'envole sur les touches.

On passe assez rapidement sur sa relation avec George Sand (de 1838 à 1847 quand même!) et son amitié avec Delacroix (qui fit son portrait en Dante et qui signe en rébus, cf ci-dessous).
Leurs longs débats sur les rapports entre musique et peinture sont évoqués via un extrait du Journal de Delacroix.
Cela donne envie d'en savoir plus, cette partie étant relativement peu développée...

Chopin fréquente assidûment les cercles d'expatriés polonais à Paris. Il cultive une grande nostalgie de son pays, qu'il fût forcé de quitter en novembre 1830.
On comprend que cet épisode est déterminant dans son oeuvre, pourtant avec seulement quelques gravures et quelques morceaux à écouter (mazurkas et polonaises) on reste sur sa faim.

Une autre frustration : ne pas en savoir plus sur ses élèves qui sont rapidement évoqués à travers les partitions annotées par Chopin. Cet instrument de travail nous montre que Chopin compose directement sur le piano. Les partitions sont raturées, travaillées jusqu'au dernier moment (parfois juste avant l'impression), un peu comme les manuscrits d'un poète .

George Sand écrivait : « sa création était spontanée, miraculeuse. Elle venait sur son piano soudaine, complète, sublime ».

Une petite partie est consacrée aux sources d'inspiration du maître : Bach (dont il joue chaque jour le Clavier bien tempéré), Mozart qu'il place au-dessus de tous et le bel canto italien (on peut écouter Casta Diva, extrait de Norma de Bellini).
Malgré ces références "éclectiques" il compose exclusivement pour le piano, sous des formes très diverses : études, préludes, sonates, variations, scherzos, valses, tarentelles, berceuses..

Ce sont les nocturnes et ballades qui me touchent le plus.
A l'écoute de certaines pièces, dans cette ambiance feutrée et sous la lumière tamisée, les larmes montent facilement aux yeux.

L'exposition se termine sur un salon de cinéma, avec des extraits de films mettant en scène la musique de Chopin.
Un extrait marquant en particulier : Sonate d'automne d'Ingmar Bergman, jeu de regards entre Ingrid Bergman et Liv Ullmann.

Un bilan mi-figue mi-raisin pour cette exposition dont c'est le dernier jour aujourd'hui (oui, va falloir courir si ça vous intéresse!!).
Une belle introduction pour aborder Chopin, un peu rapide pour une expo censée célébrer son bicentenaire...

le site de l'expo
un article de l'Intermède (très bien écrit)

Yelena Bryksenkova

Ma petite découverte du jour (via Design Sponge), c'est Yelena Bryksenkova, très jeune illustratrice russe qui habite aux Etats Unis (si j'ai tout bien compris), tout juste diplômée apparemment!

J'aime ses thèmes tous simples et sa palette de couleurs: portraits, paysages, rêveries, dessins d'observation très détaillés...

On peut entre autre feuilleter ses carnets sur son site (dont un entier réalisé à Prague lors d'un semestre d'études), acheter ses illustrations sur etsy, parcourir son carnet d'inspiration sur tumblr ou son blog .

Tout un univers à découvrir...

a new book in my library

Ami Sioux demande aux habitants d'une ville de dessiner une carte indiquant leur endroit préféré.
Armée de cette carte, elle retrouve cet endroit et le prend en photo, en essayant de capter son essence.

Après Reykjavik, sa deuxième expérience est Paris.

Il en reste quelques rares exemplaires à la Librairie Ofr.

Un de mes endroits préféré aussi, tout près de mon nouveau chez moi : sortir du métro Belleville, remonter la rue de Belleville tout droit, côté 20e, passer les jolies terrasses ensoleillées, et tout en haut, se retourner et admirer la vue :

Timber Timbre

Je suis allée trainer mes sandales au Bataclan la semaine dernière, pour aller voir Richard Hawley et Timber Timbre.

J'étais curieuse de voir ces derniers, découverts via Mlle Eddie il y a quelques mois.

Groupe folk-indé canadien, avec un album éponyme sorti en 2009. Ambiances minimalistes, voix très particulière... je recommande.
Ils méritent en tout cas un autre passage à Paris, dans un salle intimiste, La Maroquinerie serait parfaite... (et ce sera finalement le Café de la Danse, en 1e partie de Josh Ritter le 10 septembre :)