PJ Harvey @ Olympia

On attendait cette date avec impatience.

Dix ans après son dernier Olympia, où elle nous avait fait cadeau d'un concert incroyable.
C'était en 2001, j'avais 19 ans, je venais d'avoir mon bac. Nous étions venus très tôt dans l'après-midi, pour être sûrs d'être à ses pieds, et ça n'avait pas loupé.
Elle venait de sortir son disque new yorkais, plein d'énergie.

Et de l'énergie on en avait eu sur scène. Accompagnée de ses fidèles musiciens (Mick Harvey, John Parish & Jean Marc Butty), Polly Jean avait déroulé la setlist rêvée, 24 morceaux, deux heures inoubliables.

On attendait cette date avec impatience.

Forcément, on n'a pas pu s'empêcher de comparer.

Elle est entrée sur scène hier soir toute coiffée de plumes noires, engoncée dans un corset gothique, retranchée derrière son auto-harpe.
Tous les morceaux du dernier album y sont passés, la plupart avec brio.

J'ai aimé les reprises de The Devil et Silence sans l'accompagnement au piano de l'avant-dernier album.
J'ai aimé quand elle passait sa guitare autour de son petit corps frêle, ces moments de suspense... quel morceau allait-elle jouer? Le souffle du concert c'était la guitare, et sa voix.
J'ai aimé ses musiciens surdoués, les mêmes toujours, attentifs.

Je n'ai pas aimé son costume, trop maniéré, inadapté aux vieux morceaux, empêchant toute liberté de mouvement.
Je n'ai pas aimé ce silence religieux entre les morceaux, la froideur ressentie.

Elle n'a joué qu'une heure et demie, rappel compris (malgré 15 minutes de rappels enthousiastes... sans succès).
Son concert reste au-dessus de ce qu'on peut voir en général, le talent est là.
Mais forcément, si je compare avec son Olympia de 2001, il y a une pointe de déception.

Photos : Olympia, février 2001

Jim Jarmusch - Stranger than paradise - 1983

C'est un ange qui atterrit au début du film, Eva au doux visage, et qui traine sa valise dans les rues de Newark au son de Screamin' Jay Hawkins.
"I put a spell on you", oh oui nous voilà envoûtés, pétrifiés dans l'ennui de la banlieue de New York, puis de Cleveland.
Pas grand chose à faire, sinon partir en Floride, à la recherche d'un ailleurs acceptable.
Road trip nonchalant, film à tout petit budget qui frappe par sa mise en scène moderne et ses cadrages beaux à pleurer.
Un Jules & Jim jarmuschien.

"You know it's funny. You come to someplace new, and everything looks just the same."

Alessi's Ark & Noah and the Whale @ Café de la Danse

Petite performance acoustique de la toute mimi Alessi's Ark, toute de fleurs vêtue.
J'aime beaucoup sa voix, les morceaux sur l'album sont plus orchestrés... je les connaissais, j'ai donc bien accroché aux versions acoustiques.

Beaucoup de nouveaux morceaux de Noah & the Whale, très rock, très guitares (l'album a été produit à L.A. je crois, cause-effet?).
On n'entendait pas très bien la voix du chanteur d'où j'étais, dommage.

Jolies lumières pour un concert au Café de la Danse, les musiciens comme des ombres dans des ambiances colorées.

De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites

Très belle reprise du film mythique de Paul Newman au Grand Action à Paris en ce moment.

Une mère un peu borderline tente d'élever ses deux filles tant bien que mal. Elle passe ses journées en peignoir à lire les petites annonces et à rêver d'une vie meilleure.

Un portrait de famille singulier où les personnalités se révèlent sous le regard du réalisateur, comme ces marguerites qui fleurissent sous les rayons gamma.

Fargo All Stars : Moss & Alamo Race Track @ Café de la Danse

Très très bonne surprise à la dernière soirée Fargo avec le groupe Moss : ces Fleet Foxes hollandais nous ont réjouis avec leur musique entrainante (jusqu'à quatre guitares sur scène en même temps!).

Il y avait longtemps que je n'avais pas préféré la première partie à la tête d'affiche.
Ils reviennent le 16 avril à la Flèche d'Or..

Leur light show très soigné a aussi été l'occasion pour moi de tester le 28 mm en concert.
Quand on est statique (c'est à dire vautré dans les gradins du Café de la Danse), ça oblige à être inventif... d'où ces cadrages un peu expérimentaux parfois.
J'aime assez le résultat, le changement a du bon.

Un peu moins enthousiasmée par le set un poil brouillon d' Alamo Race Track.
Dommage car leurs morceaux ont le potentiel des grands concerts.

London in 28mm

bouffée d'air

Pas eu l'occasion de bouger depuis mon week end à Lisbonne fin septembre, je vais changer d'air quelques jours à Londres cette semaine.

J'ai piqué une de ses grandes idées à Tami et me suis concoctée une petite Google Maps où je compile les bonnes adresses trouvées sur le net (notamment chez Naive et Vert Cerise) et les coins que j'aime bien dans la capitale british (j'y vais en moyenne 3 fois par an depuis 5 ans...).

Une seule contrainte photo pour cette escapade : utiliser uniquement le 28 mm.
J'ai envie de faire du grand angle... le résultat ici en fin de semaine I guess.

I <3 bearded boys

J'ai une personnalité légèrement addictive parfois... par exemple quand j'accroche bien à une série, je regarde beaucoup d'épisodes à la suite.

Mon dernier "crush", c'est Bored to Death, avec Jason Schwartzman (aperçu chez Wes Anderson ou en Louis XVI chez Sofia Coppola), Ted Danson (formidable en quinqua qui se cherche & accro à la marijuana, aka le vilain mais attachant Frobisher dans la série Damages) et Zach Galifianakis (le barbu qui a la cote à Hollywood en ce moment, vous savez celui de Very Bad Trip).

Les deux premières saisons se regardent en un rien de temps, et toutes ces images de Brooklyn donnent bien envie d'y retourner...

Ah oui, le pitch pour les curieux (made in Wikipedia) : "Après une rupture sentimentale, un écrivain trentenaire alcoolique, vivant à Brooklyn, et en panne d'inspiration, va s'improviser détective privé à l'image des héros de Raymond Chandler, afin de stimuler son imagination."

Le fil conducteur de ce billet étant les mecs barbus, je suis dans l'obligation de vous parler de Samuel Beam, c'est à dire M. Iron & Wine qui vient de sortir un album, Kiss Each Other Clean.

Déjà fan de ses albums The Shepherd's Dog et Our Endless Numbered Days, j'ai eu la chance d'assister à sa Black Session lundi.
D'abord tout seul derrière sa guitare pour des versions dépouillées de ses morceaux (dont un magnifique Flightless bird, american mouth complètement a capella), le texan est vite rejoint par un groupe (banjo, piano, voix) pour défendre ses dernières compositions.
Le rappel, dix minutes voix/guitare pour une version poignante de The Trapeze Swinger nous laisse rêveurs et sans voix...

Pour le coup je ne regrette pas d'avoir pris ma place pour son concert à l'Alhambra.

léger comme une plume...

@ The Wild Unknown

... wanted!

blablabla

Les parisiens ont peut-être remarqué la couv' du magazine Modzik affichée dans le métro avec une sublime PJ Harvey en noir et blanc.
Rien que pour ça je vais peut être l'acheter.

Je vais voir tous les jours le blog de Sandra Juto qui vient de déménager à Berlin. Ca fait un peu rêver ces gens qui changent de vie...

@ Designer's Guild

Avec un peu de discipline j'aurais fini de tricoter mon snood pour mes trois jours à Londres la semaine prochaine (mode "mamie" ON).
Quelquechose me dit que ça ne va pas être superflu...
La mission de ce week end londonien : trouver un joli papier peint fleuri pour un petit bout de mur chez moi...

Freezing Montmartre

Une petite balade dans les rues de Montmartre, vers les Abbesses, pour les courageuses cet après-midi.
Pas grand monde dehors, mais de jolies devantures de boutiques, cafés, restos à photographier... malgré cette lumière toute grisouille.
Vivement le printemps.