happy new year dear

Trouver des substituts. A tout prix. Trouver la paix. Ne plus penser.
Trouver une cravate noire pour s'habiller comme Annie Hall.
Arrêter de lire du papier glacé. Rebrancher son cerveau un peu? Mmmm, trop dur. Trop tôt.
Résister. Résister à toutes les mauvaises tentations.
Ne plus redouter la nuit noire. Trouver la paix.

the constant gardener

Drôle de moment pour aller voir ce film. Tristesse. Beauté. Pourrais-je un jour retourner au cinéma sans avoir les larmes aux yeux devant deux êtres qui s'aiment?
Je suis perplexe.
Trop naive. Je voudrais tellement y croire encore.

Hable con ella


Jours moroses.
Quelle fin d'année déprimante.
2006 me fait peur.

"Franchement ma chère, c'est le cadet de mes soucis".

where the truth lies

Après les courses de Noël cette semaine, parcours épique, un petit ciné arrosé plus tard de cidre pour s'en remettre.

Ce soir nous serons de l'autre côté du tunnel. Oxford Street illuminée. Trafalgar Square. The London Eye...

Merry Christmas everybody!

génie et folie en Occident

De bon matin, rien de tel qu'une belle et longue exposition au Grand Palais, en l'occurrence "Mélancolie". Une expo thématique organisée par périodes et par sujets: l'antique, le médiéval, la Renaissance et l'influence de l'astrologie (les enfants de Saturne), l'époque classique et la manifestation anatomique de la mélancolie, le XVIIIe siècle (ombres et lumières), l'époque romantique, et enfin le "projet historique", épilogue admirable d'une histoire en devenir... ma partie préférée car tellement surprenante et logique à la fois.

Fragment de stèle dit L’Exaltation de la fleur ou Stèle de Pharsale Vers 470-460 av. J.-C.

Martin Schongauer, Saint Antoine tourmenté par les démons Vers 1470-1473

Albrecht Dürer, Melencolia I (1514)

Nicholas Hilliard, Portrait d’Henry Percy, neuvième comte de Northumberland (1594)

Domenico Fetti, La Mélancolie (1614)

Joseph-Marie Vien, La Douce Mélancolie (1758)

Caspar David Friedrich, Le Moine au bord de la mer (1808-1810)

Théodore Géricault, La Tempête ou L’Epave (1820)

Arnold Böcklin, L’Ile des morts (1883)

Vincent van Gogh, Portrait du docteur Paul Gachet (1890)

Edward Hopper, Une femme au soleil (1961)

Ron Mueck, Big Man (2000)

Zoran Music, Poltrona grigia (Le fauteuil gris) (1998)

"De toutes les marques de la mélancolie, ou plutôt de l'accablement et de la tristesse, aucune n'est si multiple et variée que les pleurs. D'abord, le doigt se porte à l'œil et les larmes se répandent ; puis le visage s'incline vers la poitrine ; troisièmement, les joues se tirent de chaque côté dans une sorte de convulsion, et le visage prend l'aspect du sourire ; les sourcils s'abaissent sur les paupières, les yeux sont embués, les joues rouges ; la tête est douloureuse, le nez coule, la bouche salive, les lèvres tremblent, la parole est entrecoupée, et toute la poitrine est secouée de soupirs et de sanglots. Voilà tout ce qui accompagne cette triste action de pleurer. Je vais vous en expliquer les raisons une par une en commençant par les larmes."

Thimoty Bright, Traité de la Mélancolie, 1586

http://www.rmn.fr/melancolie/index.html

here's looking at you baby

Cycle "couples mythiques" sur ARTE. J'ai découvert Casablanca hier soir. J'ai bien aimé.

the night has been so long, the day will be

Je me sens tellement vide. Le poids de la nuit me pousse vers le sol où je voudrais m'étendre puis me recroqueviller pour enfin m'endormir. Ce matin dans les rues désertes il y avait une drôle de lumière bleutée. Le début du jour, les trottoirs mouillés. Et la lune toute ronde et blanche dans le ciel. J'ai marché jusqu'au métro. Je t'ai vu derrière la vitrine illuminée. Puis tu t'es enfui au loin. Un énorme soulagement m'a submergée, cette boule au ventre que j'avais depuis quelques heures. Il ne me restait plus qu'à pleurer sur le chemin de Montmartre, triste à l'idée de ces longs moments de la nuit, triste à l'idée de la longue journée qui s'annonçait.

trois enterrements

Très beau film de Tommy Lee Jones. L'émotion nous atteint à travers la rudesse de son personnage et le déroulement de l'histoire. Je ne sais pas trop quoi en dire d'autre à part qu'il faut vraiment aller le voir.

le coq

Dimanche soir au Café Montmartre, une institution bien confidentielle, petit concert intimiste de Le Coq, songwriter nantais aux chansons délicatement ficelées. Un moment suspendu dans cette petite cave improvisée en scène alternative.

harry potter vs steve buscemi

Bon, pour tenir ma promesse à un ami je vais vous parler du Harry Potter. Je n'ai qu'une chose à dire: évitez de vous enfiler un grand chocolat au Starbucks juste avant d'aller voir le film, ça vous dispensera de passer la dernière moitié du film à vous tortiller sur votre siège au milieu d'une salle de 500 personnes, et à vous demander comment atteindre les toilettes le plus rapidement possible. Ceci étant dit, j'ai bien aimé le film. Et j'ai fait une overdose de bonbons.

Sinon je suis aussi allée voir 'Lonesome Jim', le film de Steve Buscemi. Pas mal. J'ai bien aimé le côté un peu pathétique des personnages... c'est assez finement installé. Et la passivité du personnage principal passe bien. En fait c'est tout l'inverse de Lars Von Trier par exemple, ce n'est pas lourd du tout. Et la BO est sympa.

palais royal

Après une journée morose j'ai passé une agréable fin d'après-midi à l'exposition Girodet au Louvre.
L'expo conjugue études, dessins et chef d'oeuvres à travers toute la vie de l'artiste.
J'y ai découvert un Girodet rebelle et passionné. Certains aspects de son oeuvre m'étaient inconnus : le cycle d'Ossian et les mythes celtiques, le portraitiste insolent à travers Melle Lange en Danaé, la commande de Napoléon, la Vierge et le Christ Mort...
J'ai revu avec plaisir l'immense Atala au Tombeau, la scène de Déluge empreinte de désespoir, le portrait de Chateaubriand et les autoportraits de l'artiste au dessin.

"J'ai passé comme la fleur
J'ai séché comme l'herbe des champs
"

Breakfast at Tiffany's

Moon River, wider than a mile,
I'm crossing you in style some day.
Oh, dream maker, you heart breaker, wherever you're going
I'm going your way.

Two drifters off to see the world.
There's such a lot of world to see.
We're after the same rainbow's end-
- waiting 'round the bend, my huckleberry friend,
Moon River and me.

Ne ratez pas le cycle Audrey Hepburn sur Arte en ce moment.

i'm taking a ride with my best friend

I hope he never lets me down again
He knows where I want to be
I'm taking a ride
With my best friend
We're flying high
We're watching the world the world pass us by
Never want to come down
Never want to put my feet back down
On the ground

sheeps, cows & flowers

Le dimanche soir on n'a rien d'autre à faire que d'aller se boire un vin chaud. Et c'est cool.

white album

"When I cannot sing my heart
I can only speak my mind "

au dessus du repos éternel

Le Musée d'Orsay expose en ce moment sur l'Art Russe dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Un parcours complet et passionnant sur l'art d'un pays qu'on connaît peu: peinture, artisanat d'art, sculpture, photographie, arts graphiques. La plupart des oeuvres ne sont jamais sorties de Russie auparavant, une occasion unique de les découvrir.
Les paysages de la première salle m'ont particulièrement émue. Les reproductions ne rendent pas du tout justice aux originaux, la peinture russe est extraordinaire et mérite d'être vue de près : traces de pinceau et touches de couleurs donnent vie aux tableaux.

Isaak Levitan, Au dessus du repos éternel, 1899-1900

Nikolaï Kusnetsov, Jour de Fête, 1879

KOUINDJI Arkhip, Le Bois de bouleaux, 1879

Mikhail Nesterov, Vision du Jeune Bartholomée, 1889-1890

Victor Vasnetsov, Ivan Tsarevitch et le loup gris, 1889