Toute lune est atroce et tout soleil amer

De retour après être partie comme une voleuse, dix jours à Naples, la magnifique, l'antique, qui baigne ses pieds nus dans une Méditerrannée au bleu infini.

Dur retour à la réalité, très peu de temps pour venir par ici, mais des photos et mes impressions bientôt.

Freaks Contest : Hallam Foe vs le Joker !

My Name is Hallam Foe

Un petit film britannique contre une grosse machine américaine... quelle drôle de comparaison !
C'est juste que le personnage incarné par Jamie Bell développe quelques tendances malsaines (il a la manie d'oberserver les gens de loin) qui font un peu flipper au début du film. Mais rien de comparable au Joker bien entendu!
Ce petit film se regarde bien.. et prend une tournure à laquelle on ne s'attend pas vraiment, ce qui est plutôt agréable.
La B.O. est très chouette aussi :)

The Dark Knight

Heath Ledger vole la vedette à Batman, il campe un Joker complètement cinglé et très effrayant. Finalement, ces rumeurs d'Oscar posthume ne sont peut-être pas si démago...
On ne s'ennuie pas une seconde et tout s'enchaîne très vite, le casting est royal : Christian Bale, Maggie Gyllenhaal, Aaron Eckhart, Gary Oldman, Morgan Freeman...
Bref, un bon cru, même si je ne suis pas spécialiste!

Annie Leibovitz @ MEP

Susan Sontag à Petra, Jordanie

Une photographe très connue qui réalise les couvertures de Vanity Fair avec ses portraits de stars, voilà comment je connaissais Annie Leibovitz.
Demi Moore, Nicole Kidman, Leonardo Di Caprio... Tous ces visages sont un peu passés à la postérité grâce à elle.
Traces un peu futiles?
Il n'en reste pas moins de très belles images. Mes préférées :

Patti Smith chez elle avec ses deux fils, Jesse & Jackson

Jack & Meg White, alias The White Stripes

Ici l'exposition prend le star system à contre-pied.
Leibovitz a voulu mélanger photographies publiques (les portraits de stars, un reportage à Sarajevo...) et privées (sa famille) : deux aspects indissociables de sa vie et de son travail.

Raté.
Fausse bonne idée.
Peut-être convaincant dans son livre mais trop fouilli et incohérent dans son expo.
C'est dommage, certains clichés sont réellement superbes.

Ce qui émeut le plus, c'est le lien très fort avec Susan Sontag, une amitié qui transpire chaque photo, surtout celles de leurs voyages.
Découverte du monde à travers les yeux de quelqu'un d'autre.
"I'm in love with the world through the eyes of a girl" disait Elliott Smith.

Pas étonnant que Leibovitz ait été traumatisée par la mort de sa muse, son amie, amante?
Une belle histoire à laquelle elle a su rendre hommage dans ses images.
La polémique sur les photos de la maladie et de la mort ne tient pas la route face à ça.
C'est évident.

Une collection de coquillages... l'attention aux petits détails...

Portrait de famille, avec notamment ses parents qui sont aussi très présents dans l'expo..

Poésie des murs

** Rue Pirandello, Paris XIIIème **

Peter Doig @ Musée d'Art Moderne

Immersion dans la nature mystérieuse et symbolique de Peter Doig au Musée d'Art Moderne de Paris.

Les toiles sont ambitieuses. Le format, américain.
On est absorbé par la peinture.
Doig travaille sur le rapport de l'homme à la nature dans un cadre imaginaire : il peint en intérieur, a contrario d'un Monet chasseur de lumière, à partir de photographies, vieilles cartes postales, pochettes de disques.
Pas vraiment de recherche sur l'ambiance, c'est plutôt l'idée de la trace, sous forme de symbole (le canoe, comme un trait, un monolithe posé au centre de la toile), qui fait jouer les textures, les couleurs, les plans et fait voyager l'oeil du spectateur.
"L'oeil ne perçoit jamais une image figée".

On se demande quelles sont les composantes qui font aimer un artiste ou pas. Pourquoi suis-je sensible à ces toiles?
Celles qui me touchent le plus ont trait au mystique, à la symbiose parfaite des couleurs qui opère un retour à l'état de nature (paradoxal quand on sait qu'il travaille sur l'influence de l'homme sur le paysage). Une nature sauvage, comme celle du Douanier-Rousseau, dans laquelle nous nous perdons, comme nous nous perdons dans ces toiles, à scruter les détails, les changements de techniques (graffitis, coulures, aplats de plâtre...).

On ne s'étonne pas que Doig ait grandi au Canada, pays couverts d'étendues désertiques, de forêts sans fin, de lacs silencieux.
On retrouve dans ses toiles ces paysages mystérieux, qui nous questionnent et ne nous racontent pas d'histoires.

Et qui nous font plonger au plus profond de nous-mêmes.

Surveillance vs X-Files

Les psychopathes gagnent haut la main ce match contre les "frontières du réel".

On a d'un côté le film très intelligent et dérangeant de la "fille de" Lynch.
Portrait sanguinaire trash, où la violence gratuite est sous-jacente, portée par le couple Bill Pullman - Julia Ormond (qu'on voit trop peu souvent au cinéma, dommage). Une enquête qui nous mène par le bout du nez. Très fort.

De l'autre côté un scénario improbable voire ridicule, un film vide et long (je me suis rarement autant ennuyée) que ne parviennent pas à sauver David Duchovny (que j'adore dans son personnage bukowskien de Californication) et Gillian Anderson, couple fatigué qui ne fonctionne plus. Une nullité.
Pour les fans en manque, autant revisionner les premières saisons de la série (ce que je compte bien faire à la rentrée :p ).

those lazy afternoons

Juan Manuel Castro Prieto @ Galerie VU

Un homme de l'ombre qui sort en pleine lumière.

Juan Manuel Castro Prieto est à la base "tireur", il officie en chambre noire, sur le travail des autres.

Ce qui ne l'empêche apparemment pas de cultiver son jardin secret: flous, visions trouées de lumière, mouvement de l'eau, longues poses, teintes subtiles...

Un talent indéniable (à suivre) qui reste cohérent avec les collections de la Galerie Vu, comme toujours.

> à voir jusqu'au 6 septembre 2008.

Cake Citron & Framboises

Premier test du livre Breakfast, Lunch, Tea de Rose Bakery.
A déguster dans l'herbe, au bord de la piscine, mmmmm...

Kung Fu Panda vs Wall-E

Ce qu'il y a de bien avec l'été, c'est que ça nous décomplexe quand aux films qu'on va voir au ciné !

Le petit "match" de l'été concernant les films d'animation sera pour ma part le suivant :

Kung Fu Panda

Je ne m'attendais pas à un film forcément drôle mais ça se regarde bien.
Bon, de toute façon j'ai un faible pour les pandas, mon avis ne sera pas très objectif!
Un peu de bons sentiments américains, quelques scènes vraiment drôles, un savoir-faire indéniable, un personnage attachant, pas de longueurs.
Bref, de quoi passer une bonne soirée!

Wall-E

En regardant ce film, on se pose une question : est-ce que Pixar a déjà raté un film?
Ils passent encore leur tour cette fois, avec cette animation écolo-poétique (inspiration Miyazaki avec Nausicaa?) où les robots réapprennent aux humains à aimer, sentir, vivre.
On passe un très bon moment.

Panda contre robots : match nul :)

Comes the morning when I can feel that there's nothing left to be concealed

Quand je regarde mes playlists et les albums que je remets le plus souvent dans ma platine, je remarque une constante : j'écoute pas mal de vieux machins.

A une époque pas si lointaine, mon ambition était de devenir une encyclopédie du rock (huhu, tout de suite modeste la fille!).
C'est pourquoi, le milieu familial aidant (j'ai grandi au son de Led Zeppelin, The Who, David Bowie... y'a pire!), je me suis mise à écouter de vieux groupes, découvrir des albums cultes un peu délaissés par les jeunes générations.

Bob Dylan, Patti Smith, Love, Scott McKenzie... tout ça sent l'Amérique, et on arrive naturellement à Easy Rider, Kerouac, Into the Wild... c'est mon côté vieille bab' qui ressort sans doute.
Ah, rêver à Tucson depuis ma banlieue, merci Calexico...

Bientôt le voyage en open road, cheveux longs au vent, la musique à fond sur un ciel sans limites?

Il y a un peu de tout ça dans cette playlist, avec un peu de fantaisie aussi (The Ronettes), de jeunesse (Vampire Weekend, The White Stripes) et de dandysme britannique (The Smiths).


Ils sont beaux n'est-ce pas?

Broken English

Gentille petite variation sur le thème de la célibataire looseuse qui trouve finalement l'amour (avec Melvil Poupaud tant qu'à faire).
Une belle petite BO, des balades dans New York et Paris, tout ça pourrait être très très lisse mais Parker Posey joue bien la fille un peu déglinguée/désespérée/paumée.

Bref, un film dans la bonne moyenne pour un mois d'août.

PS: A l'instar de Nanikaa, j'ai beaucoup aimé le joli collier de Nora, mais je m'étrangle aussi devant le prix, arggggl...

Wake Up

photo : Nicolas Cuissard

A partir d'aujourd'hui, une nouvelle vie commence.

Nouveau boulot, nouvelle adresse... je ne réalise pas vraiment pour l'instant.
En cinq ans, on prend ses marques, on ne fait plus vraiment attention à ce qu'on fait, on laisse le quotidien nous mâcher tout cru et nous avaler.

Cette année je vais me prendre une grande claque, pour le pire ou le meilleur je ne sais pas encore, qui va me réveiller.

Faire naître de nouveaux projets, de nouvelles envies...
Et si ça ne marche pas, j'aurais au moins ce sentiment unique d'être vivante, d'avoir l'horizon devant moi à perte de vue...


"Things are amazing.
You meet a stranger, and in a sudden rush, you're thinking to yourself, Could l live in Barcelona?"

Melinda, in Melinda & Melinda de Woody Allen