aller-retour au pays de la crêpe et des huîtres

Cette semaine j'ai fait un petit saut vers l'Ouest pour sentir les embruns de la mer, les petites bulles de cidre sur mon palais, le goût iodé des huîtres et les délicieuses crêpes de Chez Margaux.
Tout ça entre St Malo et Cancale.

Petit résumé en images.

Balade sur les remparts et la plage. Le ciel est changeant.

Dîner Chez Margaux, la meilleure crêperie au monde (rien que pour leur caramel au beurre salé maison déjà).

Réveil après une nuit d'orage, vue de la chambre d'hôtel sur le port.

Balade dans les rues de St Malo avant de prendre la route qui longe la côte, direction Cancale.

Dégustation d'huîtres sur le port, une crêpe pour finir et c'est déjà l'heure de rentrer...

Tokyo !

Michel Gondry : histoire mignonne, héroine attachante, surprise, ravissement...
//Le Tokyo des galères et des contes de fées//

Leos Carax : sombre, tordu, ridicule, inquiétant...
//Le Tokyo noir et caché//

Bong Joon-Ho : frais, étonnant, sensuel...
//Le Tokyo des freaks et des love stories//

Bilan : 2/3... plutôt une bonne moyenne, mais je n'ai pas accroché au trip de Carax.

The Cheshire Cat

C'est aussi pour ces petites perles que Paris me manque tant :)

Have a good day, moi je taille la route !

The Whitest Boy Alive

Yeah yeah yeah yeah, enfin les vacances!!!

Je vais en profiter au son de The Whitest Boy Alive, projet annexe de Erlend Oye (une des deux têtes des Kings of Convenience) que je viens juste de découvrir grâce à... Grey's Anatomy (saison 5).
Ouais je sais ça craint. Mais bon leurs playlists se tiennent carrément, et je suis un coeur d'artichaud.

Sorti en 2006 (j'ai trois trains de retard apparemment), l'album "Dreams" fait une entrée directe sur ma liste au Père Noël !


the greatest

Juste très envie de revoir My Blueberry Nights en ce moment.
Le film a bien vieilli dans ma mémoire... étais-je allée un peu vite dans mon jugement ?

Once I wanted to be the greatest
No wind or waterfall could stall me
And then came the rush of the flood
Stars of night turned deep to dust

Melt me down
Into big black armour
Leave no trace of grace
Just in your honor
Lower me down
To culprit south
Make 'em wash
The space in town
For the lead and the dregs
Of my bed i've been sleepin'
Lower me down
Pin me in
Secure the grounds
For the later parade

Once I wanted to be the greatest
Two fists of solid rock
With brains that could explain
Any feeling
Lower me down
Pin me in
Secure the grounds
For the lead and the dregs of my bed
I was sleepin'
For the later parade

Once I wanted to be the greatest
No wind or waterfall could stall me
And then came the rush of the flood
Stars of night turned deep to dust

fruits frenzy

Je suis dans une période "fruits" que je décline en tartes (pommes, poires, framboises, figues...) et bouchées pour le goûter.
Sans vouloir trop faire ma Tommy, qui me met souvent l'eau à la bouche, j'avais envie de faire quelques photos. :)

Si avec toutes ces vitamines je chope la crève, je démissionne!

Légendes d'automne, Jim Harrison

Recueil de trois nouvelles (format qui convient bien à mes pérégrinations quotidiennes), Légendes d'automne nous plonge en plein coeur des mythes américains.

Ce n'est pas un hasard si deux de ces nouvelles ont été adaptées au cinéma. Au fil des pages, les thèmes nous semblent tellement familiers.

Dans Une vengeance, la traque des ennemis, le désert, des personnages beaux et charismatiques comme des héros, la façon dont on parle du "pays", les horreurs qu'on inflige aux gens... tout cela évoque un pêle mêle d'images, de Kill Bill à No Country for Old Men.
L'Amérique se nourrit de sa propre mythologie, la construit et l'enrichit en même temps. Jim Harrison n'a pas inventé tout ça, il faudrait plonger très loin pour en trouver les racines, mais il créé un rythme, un souffle épique à travers son écriture.

Dans L'homme qui abandonna son nom, si l'on a l'impression que Harrison va très vite, on arrive néanmoins à s'attacher à son personnage, Nordstrom, qui remet en question toute sa vie à la suite d'un divorce. Questions existentielles, détachement du quotidien et des personnes qui le peuplent... bizarrement, cela m'a beaucoup fait penser au personnage de Kevin Spacey dans American Beauty...
En tout cas, Harrison va vite, mais nous livre suffisamment de détails et de sujets de réflexion pour nous plonger dans nos propres pensées, envies, interrogations....

Légendes d'Automne vient conclure ce livre comme une apothéose, avec un personnage fascinant au milieu des autres : Tristan.
Oui oui, je vous vois venir, Légendes d'Automne ça vous évoque un film plutôt raté (et très librement adapté) avec Brad Pitt en tête d'affiche.
Et bien justement, le personnage de Brad Pitt, Tristan, est celui qui est le plus développé dans le roman. Il convoque presque à lui tout seul (les autres personnages aident un peu) toute une soufflée d'histoires romanesques ou romantiques, des Hauts de Hurlevents à Adolphe, en passant par Joseph Conrad ou Apocalypse Now.
Comment 80 pages peuvent-elles être si denses?
On ne peut pas s'en empêcher, on tombe amoureux de Tristan, des personnages qui gravitent autour de lui, du mois d'Octobre, de la fuite en avant, de la recherche inconsciente du bonheur... et de l'écriture de Jim Harrison, véritable génie qui dit beaucoup en si peu de mots.

En conclusion, on pourrait se demander ce qui rend l'écriture d'Harrison si éminemment cinématographique ?
Pourquoi tant d'images nous viennent à l'esprit au contact de ces romans ?
Ses personnages semblent juste très humains. Tout simplement.
Et c'est sans doute cela qui nous parle.

Je n'ai pas encore la réponse à toutes ces questions, mais j'y travaille... si vous avez des idées... Claire?

My own private... suburbs III

Asphalte & Orange

Train Stories



***

Rêvé pour l'hiver

L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée...
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou...

Et tu me diras : " Cherche ! " en inclinant la tête,
- Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
- Qui voyage beaucoup...

***Arthur H. vs Arthur R.***

Vicky Cristina Barcelona

Impossible pour moi de rater un Woody Allen la semaine de sa sortie.

Il y a matière à réflexion ici, dans la chaleur estivale de Barcelone, au milieu de ces sublimes acteurs (Javier Bardem animal sensuel, Scarlett Johansson platine et perdue, Rebecca Hall brune tâchée de rousseur et de fausse retenue, Penelope Cruz folle dingue instinctive).

La ville est là, avec toutes ses beautés dûes à Gaudi, mais elle n'est qu'un décor et pas un personnage, contrairement à New York et même Londres dans ses films précédents.
Les personnages sont de chair et de sang, de pensées et de contradictions, un chemin en croisant un autre, se perdant dans la campagne catalane...

Des personnages principaux viennent se greffer, tout aussi importants.
Ils révèlent à mon sens la véritable héroine jouée par Rebecca Hall, enfermée dans ses réticences et ses peurs. La peur de faire un pas de travers et de succomber à une folie. Peur de vivre, de choisir.
Répondre à cette question essentielle : aurais-je le courage de prendre un risque?

Un film qui parle de l'amour, de courage donc, de comment "l'avenir c'est maintenant et pas dans dix ans". Sombre et grinçant. Sous le soleil catalan.
On dirait un peu une chanson de Belle & Sebastian, qui nous dit des choses affreuses sur des mélodies sucrées.

Woody exécute un tour de force sans en avoir l'air. On regarde le film, on écoute les personnages et l'on se dit, "c'est tellement vrai".
Deux points de vue opposés sur l'amour, que l'on comprend également. Se reconnaît-on un peu dans ces personnages? Pour sûr.
Qui n'a jamais eu ce drôle de vague à l'âme?

Reconnaît-on un peu Woody? Il y a un peu de lui dans Vicky et dans Cristina. La part rêvée et la part déçue?
En tout cas, déçus, nous ne le sommes certainement pas.
Et Vicky et Cristina nous accompagneront longtemps.
Merci pour ce grand film Monsieur Allen.

My own private... suburbs II

Encore le RER (je passe 2 à 3 heures dedans par jour) et un peu d'eau pour rêver...

Appaloosa

Un film de et avec Ed Harris, ça aurait dû nous mettre la puce à l'oreille...

Rien d'extraordinaire donc, voire l'ennui total à la fin, Renée Zellweger ne cadre pas du tout dans le décor à mon goût, même Viggo me laisse froide...

Et pourtant, j'aime les westerns :)

Allez, je suis un peu vache, il se passe quand même des choses dans ce film, les personnages sont un peu décalés etc, mais le temps ne passe pas assez vite...

je les VEUX...

... mais elles coûtent un bras (1/5 de mon salaire ça ne serait vraiment pas raisonnable non?)!

Life is unfair... :(

ma maman est un cordon bleu

St Jacques au beurre, persil, ail, sur lit de mâche.
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?
I love it.

My own private... suburbs

Mes paysages familiers, quotidiens.