what's up

Lundi dernier, j'ai eu la chance de voir Luchini sur la scène du Théâtre de l'Atelier (un petit bijou ce théâtre) pour une lecture de textes de Philippe Murray.
Je ne connaissais pas le travail de ce sociologue et j'avoue y être allée les yeux fermés uniquement pour voir et écouter cet acteur incroyable. Je n'ai pas été déçue, on a ri et réfléchi pendant 1h45.
Avec ces lectures exigeantes qu'il rend ludiques, Luchini réussit une fois de plus son pari de l'intelligence.

@ Louiza

Avec le festival d'Angoulême cette semaine, c'est aussi l'occasion de dévorer les planches des 24 heures de la bande dessinée.
Une centaine d'auteurs ont relevé le défi cette année (24 planches en 24 heures, un vrai marathon) sur le thème de Popeye (!!), ainsi que de nombreux amateurs et étudiants en arts.
On retrouve toujours Boulet, Bastien Vivès... je ferai peut-être un petit "digest" de mes préférés comme l'année dernière, à suivre...

Et sinon, ma découverte blog BD de la semaine (nominé à Angoulême dans cette catégorie justement), c'est celui des Inrocks : Gimme Indie Rock.
Des strips en noir et blanc qui ont la classe, je vous laisse savourer.

Recently, randomly...

- Je dévore le livre de Patti Smith, Just Kids.
Il est bien écrit, simple et honnête, et nous révèle sa personnalité fascinante dans une ville et une époque fascinantes.

J'écoute en boucle son premier album, Horses, surtout dans la rue et le métro, au casque.
J'ai tout le temps ces airs et ces paroles en tête... Vraiment hâte de la voir samedi à Pleyel.

- J'ai envie de me faire une razzia BD et notamment d'acheter le dernier né de Ludovic Debeurme, Renée, et de coupler avec Lucille. Je lis beaucoup Debeurme en ce moment mais je me suis rendue compte que je n'en possédais aucun.
Il fait une dédicace le 10 Février chez Philippe le Libraire dans le 10e arrondissement.

- Je cherche un appartement à louer pour une semaine à Montreal en juin.
Un beau projet de voyage avec mon acolyte préférée ;)

GY!BE / Anna Calvi

C'est la rentrée des concerts et ça démarre en force avec le marathon des canadiens Godspeed You ! Black Emperor.
Drôle de choix que cette halle immense et froide, mais néanmoins pleine à craquer, pour le retour du groupe, bientôt 10 ans après leur dernier passage à Paris.
On s'étonne aussi de la foule présente ce soir. Incontestablement hype, ce concert est "the place to be".
La musique de GY!BE est pourtant très exigeante, certains ont dû avoir des surprises...

2h30 d'un son intense et compact, tout en basses, guitares saturées, montées lyriques, cordes torturées, pour 9 morceaux seulement (je vous laisse calculer la durée moyenne d'un morceau).
Bref, il faut s'accrocher pour entrer dans leur univers sonore, et le fait de bien connaître les albums est quand même un sacré atout.
Les visuels déployés derrière le groupe sont très beaux, paysages industriels filmés en boucle, voies de chemins de fer, tunnels...
Malgré le mauvais son de la salle, je me suis laissée emportée par ces vagues sonores et visuelles, et j'en suis ressortie pantelante, comme terrassée par cette déferlante de décibels.

On était beaucoup plus confortablement installés hier soir à la Maison de la Radio, calés dans les fauteuils du studio 105 pour découvrir les prestations scéniques de la nouvelle chouchoute de la presse (je pense surtout aux Inrocks, la demoiselle s'est fait descendre dans Magic), j'ai nommé Anna Calvi.
Impressions mitigées.

Musicalement c'est assez inégal. Des moments sans grand intérêt où elle pousse sa voix à outrance (qu'elle a fort jolie d'ailleurs, c'est toujours étonnant autant de force sortant d'un si petit corps), d'autres où les morceaux décollent vraiment, grâce à la guitare (elle en joue diablement bien).
Quelques morceaux qui sortent du lot donc, et donnent envie de suivre cette artiste pour voir jusqu'où elle ira.
La comparaison avec la PJ Harvey des débuts s'arrête au fait qu'elle soit jeune et anglaise. Le compliment est pour l'instant trop grand...
Plutôt contente de l'avoir vue, je garde en tête l'image de ce petit bout de femme sophistiquée, campée sur ses talons aiguilles derrière sa guitare pendant une heure (rien que ça, chapeau!).

photos : Robert Gil

Le Grand Autre, Ludovic Debeurme

Après Lucile et Ludologie, je me replonge dans l'oeuvre de Ludovic Debeurme avec une somme, un pavé.

Son imagination est toujours aussi singulière. Son personnage, Louis, enfant raillé par les autres à cause de sa différence, est pétri de phobies et de comportements autistes.

Il s'évade dans un univers fantastique, faisant de la forêt son refuge et des animaux ses nouveaux amis.

Tout cela paraît fou mais l'on se laisse entraîner dans ce conte irréel avec curiosité, dévorant ces pages épurées à l'extrême.

On ne trouve pas toutes les réponses, ces quelques 300 pages restent énigmatiques et merveilleuses, comme un rêve qu'on n'a pas envie d'oublier.

Frozen

La Fourmi Ailée

Dans le quartier latin où il n'est pas toujours aisé de différencier les bonnes adresses des cantines à touristes se cache un joli petit resto.
C'est tout près de Notre Dame, c'est chaleureux, on y mange bien et pas cher.

La Fourmi Ailée / 8 rue Fouarre / Paris 5e

Woooool & the others

Aujourd'hui c'était encore Noël au courrier : j'ai reçu mes billets pour l'Opéra (toute une saison dans une enveloppe, aaah bonheur) et mes quatre pelotes de laine Wool & the Gang.
Elles sont toutes douces et j'adore les couleurs, Tyrian Pink et Sherpa Blue.
Reste à savoir si j'arriverai à en faire quelque chose.

En attendant j'écoute quelques morceaux glanés sur le net d'Anna Calvi, que j'espère voir en Black Session dans une semaine.
Les admirateurs de PJ Harvey devraient apprécier.

photo : Sophie Jarry

Another Year

Il y a des films comme ça qui ont la grâce.
Pourquoi aller voir le film de Sofia Coppola alors qu'il y a un Mike Leigh à l'affiche?
Bon je crache un peu dans la soupe, je sais bien que les deux n'ont rien à voir...

Mais ces acteurs, cette maison chaleureuse, ce petit jardin communal, ces gens paumés qui se raccrochent aux héros Tom & Gerri comme à une bouée de sauvetage, cette justesse qui laisse affleurer les émotions... c'est inouï que des films pareils voient le jour.

Ca rend la hype et le glamour d'Hollywood bien fades et convenus à mon goût...

Les primitifs de la photographie @ BNF Richelieu

Il n'y avait pas un chat mercredi soir dans la galerie de la Bibliothèque Richelieu.

Le titre de l'exposition doit en rebuter plus d'un, c'est bien dommage car c'est l'occasion de (re-)découvrir des trésors de la photographie.

Les très connues

Charles Nègre, Le Stryge ou portrait d’Henri Le Secq sur les tours de Notre-Dame, 1853

Charles Nègre, Les ramoneurs en marche, 1851

Les collages savants

Edouard Denis Baldus, Cloître de l'église Saint Trophime à Arles, 1851

(probablement le résultat de la superposition de deux négatifs)

Les vues surprenantes de Paris

Henri Le Secq, Bains publics sur la Seine à Paris, vers 1852-1853

Les nus plein de douceur

Julien Vallou de Villeneuve, Etude d'après nature, Modèle posant, 1853

Baron Albert Fays, Eugènie, le modèle, 1850

Les poétiques

Auguste Salzmann, Jérusalem, fontaine arabe, 1854

Les modernes

Edouard Denis Baldus, Gare de Picquigny, 1855

> à voir jusqu'au 16 janvier 2011.

Plus d'infos .

bientôt à l'Opéra...

Je délaisse un peu la "grande maison" ces derniers temps.
C'était tellement galère d'obtenir des places sur leur site internet que j'ai même laissé tomber le Sacre du Printemps de Pina Bausch en décembre.

Je viens quand même de me ruiner avec quelques billets pour les mois à venir : Roméo & Juliette (mon ballet préféré de Noureev), La Maison de Bernarda (Mats Ek) et Rain (Anne Teresa De Keersmaeker).

Parce-qu'il n'y a pas que les concerts dans la vie! (dans la mienne en tout cas)

Ofr.

Pendant les fêtes, la vitrine de la librairie Ofr. s'est parée de beaux atours : des champignons roses.
Je vous conseille d'y faire un stop, ils ont une belle sélection de livres d'art et photo, magazines...
Il y a même une petite galerie derrière où ils organisent ponctuellement des expos et des ventes.

Ofr. / 20 rue Dupetit-Thouars / Paris 3e.