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Le Mois de la Photo : Paris Photo & André Kertész

*** Impossible de faire un récap' exhaustif du marathon Paris Photo.***
Cette année on a arpenté ses allées plutôt à la cool.
On aura remarqué quelques tendances qui se vendent bien : le nu féminin (how suprising...) et les animaux (vivants, morts, empaillés..). Imaginez un mix des deux et vous deviendrez riches.
Pas mal de photos de paysage aussi...
La photo la plus chère de ce que j'ai vu : Irving Penn à 120.000 $. Ouep.

Un petit coup de coeur pour une galerie islandaise, i8, qui présentait un seul artiste aux idées farfelues : SIGURDUR GUDMUNDSSON (photos au-dessus et ci-dessous).

*** Magnifique exposition au Jeu de Paume, qui présente le travail d'André Kertész.***

Juste quelques impressions : cette jolie habitude qu'il avait de fabriquer ses propres "cartes postales" pour les envoyer à son entourage / ce livre qui m'a tapé dans l'oeil, Paris vu par André Kertész, avec ses photos poétiquement légendées par Pierre Mac-Orlan / ces obsessions qui semblaient le hanter : ombres, solitude...

> à voir jusqu'au 6 février 2011

The Walkmen @ Flèche d'Or

Le Mois de la Photo : Raymond Depardon, Leila Garfield, le BAL

Le mois de novembre est traditionnellement dédié à la photo, un vrai marathon de galeries et musées à visiter en un temps record (et je ne vous parle pas - encore - de Paris Photo!).

Cette semaine j'ai pu voir l'expo Depardon à la BNF.

Assez surprise, je m'attendais à quelque chose de plus long... mais le format imposant des tirages (200 x 165cm) limite forcément l'espace investi.
Un espace divisé en deux : une grande salle avec 36 tirages couleur suivie d'une partie avec ses travaux préparatoires (un cahier pour chaque région traversée, des polaroids...), quelques photos de photographes ayant inspiré sa démarche...
L'appareil photo trône en fin de parcours, et pas n'importe quel appareil, une chambre 20x25 avec un long tissu rouge et noir sous lequel le photographe cadre son sujet. Objet imposant et mystérieux...
Une expo à voir, qui s'inscrit parfaitement dans la réflexion documentaire que Depardon mène depuis des années, même si j'avoue être restée un peu sur ma faim.

> Jusqu'au 9 janvier 2011

Petite visite à la Galerie Goutte de Terre dans le 11e pour revoir les photos sur Berlin de Leila Garfield, jeune photographe française qui vit désormais à Paris.
L'expo est malheureusement terminée, mais je vous conseille de suivre son très chouette blog et d'aller faire un tour sur son site.

Enfin, découverte d'un très bel endroit, le BAL, tout près de la place de Clichy, ouvert récemment et dirigé par Raymond Depardon himself.

On peut y voir en ce moment une belle expo : Anonymes, l'Amérique sans nom: photographie et cinéma.
L'occasion de découvrir des photographes dans une démarche documentaire hors normes (Walker Evans, Chauncey Hare, Standish Lawder, Lewis Baltz, Anthony Hernandez, Sharon Lockhart, Jeff Wall, Bruce Gilden, Doug Rickard, Arianna Arcara et Luca Santese).
On peut même se poser après dans le petit café du Bal pour discuter de l'expo, ou acheter un livre parmi la jolie sélection présentée.

> Jusqu'au 19 décembre 2010

Plus d'infos : Mois de la Photo // Mois de la Photo OFF

Alina Orlova @ Café de la Danse

Alors que beaucoup se déchaînaient dans la fosse du Zénith au son de LCD Soundsystem, le Café de la Danse n'était pas en reste lundi soir avec une salle quasi-complète pour Alina Orlova.
Ambiance toute autre cependant : les tapis déroulés devant la scène pour permettre au public de s'asseoir, un piano posé tout seul au centre du plateau.
Pas de première partie, ce soir seule la voix de la toute jeune et timide lituanienne a retenti, accompagnée de quelques notes de piano, tristes ou enjouées.

Le résultat, très dépouillé, était forcément différent des albums. Des chansons plus graves et intenses, pleines d'émotions.
Je garde en souvenir le timide sourire, les yeux bleus perçants, les pomettes roses, la chevelure flamboyante de la jolie Alina.

Festival des Inrocks 2010

Petit digest des concerts vus la semaine dernière dans le cadre du Festival des Inrockuptibles.

Jeudi 4 novembre à la Cigale.

Venue pour Beach House, je n'ai pas été déçue.
Derrière son clavier, Victoria attire tous les regards. Voix vaporeuse, grave et rauque en même temps, visage dissimulé sous une tonne de cheveux ondulés.
On dirait un cheval sauvage. Statique, elle fait des sauts de cabri quand la musique monte en puissance.
Les morceaux de Teen Dream nous font planer et onduler, j'ai passé un moment magique.

Samedi 6 novembre à la Boule Noire.

LA soirée du festival.
Il fallait pourtant faire un choix : si j'avais eu un super pouvoir ce soir-là, j'aurais choisi de me dédoubler pour profiter aussi des Local Natives à la Cigale.
Je n'ai pas regretté de pouvoir écouter la douce Agnès Obel, remplaçant au pied levé Django Django pour notre plus grand bonheur.
Très droite derrière son piano, ses cheveux dorés sagement nattés à l'africaine, elle était accompagnée d'une violoncelliste à la voix en parfaite harmonie avec la sienne. Belle complicité.
Ses morceaux, assez classiques et sobres au premier abord, recèlent quelque chose d'indéfinissable, une froideur bouillonnante toute nordique (elle est danoise, et vit à Berlin).

Vient ensuite le cas Young Man.
Sa prestation n'a pas fait l'unanimité autour de moi.
Des compositions destructurées, changements de rythme, passages qui décollent vraiment.
Un drôle de groupe, vraiment pas inintéressant.

Mais les vedettes de la soirée étaient Stornoway, un tout jeune groupe d'Oxford qui a sorti son premier album cette année.
La salle était acquise d'avance : remplie d'anglais complètement fans!
Une ambiance incroyable donc, même le chanteur s'est étonné d'avoir un tel public pour leur premier passage à Paris.
Leur énergie est communicative, les morceaux imparables, ils enchaînent tubes après tubes et tout le monde reprend les paroles en choeur.
Quarante minutes le sourire aux lèvres et l'on croise très fort les doigts pour qu'ils reviennent vite!

Dimanche 7 novembre à la Cigale.

Drôle d'affiche ce soir à la Cigale.
La curiosité de la soirée : revoir Villagers, que j'ai tellement adoré cette année en solo, avec son backing band.
Grosse déception.
Les chansons sont toujours aussi bonnes, Conor toujours aussi adorable, mais l'émotion ne passe plus.
Trop de bruit, trop d'instruments autour de sa voix, le pauvre semble alors s'égosiller derrière son micro.
C'est un peu cruel mais on se prendrait presque à souhaiter qu'il n'ait pas autant de succès pour continuer à jouer tout seul dans de petites salles...
Un public ça peut être très égoiste parfois.

Photos : Robert Gil

Nature & Culture

Un petit tour au Musée de la Chasse et de la Nature, dans le Marais, cette semaine avec Tami (qui a souvent de drôles mais néanmoins bonnes idées ;).

lectures

Sur ma table de chevet le week-end dernier, deux romans graphiques et autobiographiques prêtés par Tami.

Ludologie de Ludovic Debeurme, dont j'avais déjà lu Lucile.
Hyper sensible, une auto-psychanalyse qui remonte à l'enfance, les jeux cruels, les petits monologues, les obsessions, les angoisses qui nous construisent.

Le goût du paradis de Nine Antico.
Un peu dans le même thème de la recherche de soi, de l'enfance à l'adolescence. Les premiers émois, les premiers mecs, les doutes, le manque de confiance en soi.
Avec cette voix-off qui nous plonge dans les pensées de Virginie, aka Nine, et les jeux de séduction des jeunes de banlieue.
C'est léger et ça fait sourire.

Toujours pareil en fait, les filles pensent aux garçons, les garçons pensent aux filles.
Un vrai bouillon d'hormones ces deux bouquins.

Lac Daumesnil - Bois de Vincennes

Attention : orgie de couleurs!
Vous noterez mon énorme effort : j'ai mis deux photos verticales!

Beach Fossils @ Flèche d'Or